Dans le numéro du 7 mai de Challenges, Emilie de Vaucresson revient sur les risques juridiques en matière de protection des données liés aux lunettes connectées équipées de reconnaissance faciale et de caméras intelligentes.
Les pionniers des lunettes connectées repoussent l’horizon. Décryptage d’Emilie de Vaucresson dans Challenges.
Quinze ans après l’échec des Google Glass, les lunettes connectées connaissent un nouvel essor grâce aux progrès de l’intelligence artificielle, de la miniaturisation et des interfaces vocales.
Porté notamment par Mark Zuckerberg et Meta, le marché décolle rapidement, avec des appareils capables de filmer, traduire, diffuser du son ou assister l’utilisateur dans ses tâches quotidiennes. Plusieurs acteurs cherchent désormais à imposer leurs modèles, dans l’espoir de faire des lunettes intelligentes le successeur du smartphone.
Au-delà des usages grand public, ces technologies ouvrent aussi des perspectives importantes pour l’accessibilité, notamment pour les personnes malvoyantes. Toutefois, leur développement soulève plusieurs enjeux autour de la surveillance et de la collecte de données personnelles, en particulier avec les fonctions de reconnaissance faciale et d’analyse vidéo permanente.
Dans cet article, Emilie de Vaucresson souligne que « le Règlement général sur la protection des données interdit le traitement des données biométriques hors cadre particulier ». Selon elle, certaines fonctionnalités, notamment la reconnaissance faciale, devraient être désactivées pour respecter les règles européennes de protection de la vie privée.
