Sport Heroes empoche 1,5 M€ pour « gamifier » l’exercice physique

Fondée il y a deux ans sous le nom de Running Heroes, la jeune pousse parisienne Sport Heroes souhaite inciter à la pratique sportive par un audacieux système de gratification commerciale en partenariat avec de grandes marques.
C’est sur la base de cette promesse qu’elle vient de signer un premier tour d’une ampleur de 1,5 M€ auprès d’A Plus Finance et de plusieurs business angels. Cette opération intervient un peu plus d’un an après un tour d’amorçage de 0,3 M€, souscrit par un panel d’investisseurs particuliers au rang desquels on compte Jean-Marc Bouhelier (PhotoBox, 1001menus), Luc Clément ou Jérôme Gremez (Ma-Reduc.com).
Initialement conçue comme une plateforme mettant en relation les coureurs et les marques (données contre récompenses commerciales), Sport Heroes s’est également lancé dans le cyclisme et le ski avant de créer sa propre agence digitale et évènementielle centrée sur le sport en entreprise. Avec sa nouvelle enveloppe, elle prévoit d’étoffer rapidement ses équipes à l’international avec de nouveaux profils techniques et commerciaux.
A date, elle dispose déjà d’un bureau à Londres et à Sydney, chacun animés par quatre collaborateurs. En France, ce ne sont pas moins de 37 personnes qui s’affairent à développer des technologies d’analyse de données et de « gamification » du sport.
Parmi les campagnes déjà organisées par Sport Heroes figurent nombre de courses connectées pour l’Unicef, Lufthansa, AFM Téléthon, Volvic, Amaury Sport Organisation, ou encore Ferrero. Elles ont permis à la start-up de réaliser 0,7 M€ de chiffre d’affaires au titre de son premier exercice fiscal, en 2015. Pour l’année en cours, Sport Heroes vise 2,5 M€ de revenus.

 

Conseil juridique investisseurs : Thomas Saltiel

DCbrain s’attaque aux réseaux et lève 1,5 M€

En créant DCbrain en 2014, Arnaud de Moissac partait du constat que les datas-centers étaient des gouffres énergétiques.

Sa start-up a vocation à pallier ce problème en s’appuyant sur l’intelligence artificielle afin d’analyser les flux de données – et les optimiser pour réduire la consommation.
DCbrain lève 1,5 M€ pour sa série A auprès d’Aster Capital,du fonds Ville de Demain (Bpifrance) et de son investisseur historique, l’accélérateur InnoEnergy. Elle se donne ici les moyens de s’attaquer à l’étranger.

Dès cette année, DCbrain compte ouvrir des antennes en Belgique, en Espagne et en Allemagne. En France, son logiciel d’optimisation, aujourd’hui étendu à tous les réseaux complexes (gaz, chaleur, logistique…), a séduit des grands comptes tels GRDF ou Enedis.

 

Conseil investisseurs juridique : Joffe & Associes (Thomas Saltiel, Camille Malbezin)

Trois fonds apportent 1,7M€ aux chatbots de Clustaar

D’ici à 2020, 85 % des interactions clients ne nécessiteront plus d’intervention humaine, grâce aux « chatbots » – ces  robots conversationnels alimentés par l’intelligence artificielle. Les développeurs spécialisés dans cet exercice sont de plus en plus recherchés – comme le montre l’acquisition du français Recast.ai par le géant allemand SAP, bouclée fin janvier pour plusieurs dizaines de millions d’euros.
Aujourd’hui, c’est au tour d’un autre éditeur tricolore de chatbots, Clustaar, d’entrer sur le devant de la scène.
Déjà plébiscité par 20 Minutes, Hachette ou encore Maisons du Monde, Clustaar signe un tour d’amorçage de 1,7 M€ en s’ouvrant à Alliance Entreprendre, Finorpa et Axeleo Capital.
Déjà animé par 25 collaborateurs répartis entre ses bureaux lillois et parisien, l’éditeur prévoit de recruter une quinzaine de personnes portant sur des profils techniques (développeurs et data-scientists), commerciaux et marketing.
Basée sur une logique de coopération entre l’intelligence artificielle et le service clients, la solution développée par Clustaar permet à ses clients de construire eux-mêmes leur chatbot.

 

Conseil investisseurs juridique : Joffe & Associes (Thomas Saltiel)

Medsenic lève 2M€ pour traiter les maladies auto-immunes

Soutenue par Capital Grand Est et Fa Dièse depuis 2016, Medsenic refait appel à ses VCs historiques dans le cadre d’une augmentation de capital de 2M€.

Valorisée 15 M€ post-money, la biopharma strasbourgeoise entend devenir l’un des principaux acteurs dans le traitement des maladies auto-immunes, en s’appuyant sur des dérivés d’arsenic.

Créée en 2010 par François Rieger et Véronique Pomi (détenteurs de 52% du capital), elle exploite une licence exclusive du CNRS, qui a préalablement établi le potentiel de l’arsenic lors d’un essai clinique de phase IIa dans le lupus érythémateux systémique sévère. Au même titre que le diabète de type 1 ou que la sclérose en plaques, cette maladie se caractérise par le dysfonctionnement du système immunitaire.

Avec cette levée de fonds, la start-up poursuivra le développement clinique du trioxyde d’arsenic, actuellement en phase II dans plusieurs centres hospitaliers de France. A terme, l’objectif est de trouver une solution à la maladie chronique du greffon contre l’hôte, qui provoque une réaction des cellules immunocompétentes du donneur contre les tissus de l’hôte.

En 2016, l’Union européenne a accordé à Medsenic le statut de médicament orphelin pour l’utilisation du trioxyde d’arsenic dans le traitement de cette maladie.

 

Conseil juridique cible : Joffe & Associes (Christophe Joffe)

Pure Trade Worldwide réorganise son capital avec deux fonds

Isatis Capital aura su faire preuve de patience vis-à-vis de Pure Trade Worldwide. En 2015, déjà, le fonds avait envisagé d’investir dans ce concepteur de packaging, à l’occasion de sa prise d’indépendance à l’égard de The Brand Nation.
Mais Initiative & Finance avait remporté le dossier, en prenant une participation minoritaire dans cet ensemble, aux côtés des dirigeants Stefane Ladous, Bruno Rozenfeld et Michel Boiron.

Aujourd’hui, à l’occasion du retrait du troisième de ces managers, Isatis Capital s’invite toutefois au capital de Pure Trade. Le financier rejoint ainsi Initiative & Finance, qui réinvestit la totalité de son produit de cession et augmente sa participation – un choix qui a également été celui de Stéphane Ladous. Quant à Bruno Rozenfeld, il conserve une partie de ses parts, alors que de nouveaux dirigeants profitent de cette opération pour s’associer.

Si le premier MBO a permis à Pure Trade de faire passer son chiffre d’affaires de 30 à 40 M€, entre 2014 et 2017, grâce à de la croissance interne, le groupe envisage désormais de grossir par acquisitions. En effet, le concepteur de coffrets promotionnels, de packaging et d’accessoires pour les marques de parfums et cosmétiques aurait déjà repéré des cibles potentielles à l’étranger. Des entreprises affichant une quinzaine de millions d’euros de revenus seraient dans son collimateur. Basé à Paris, le groupe dispose de filiales commerciales à Londres, Barcelone, New-York et Hong Kong, ainsi qu’un réseau d’usines en Chine.

 

Conseil juridique cible : Joffe & Associes (Thomas Saltiel, Charlotte Viandaz)

Rives Croissance et Bpifrance s’invitent chez ConvictionsRH

Co-fondé par quatre personnes en 2007, ConvictionsRH s’était jusque-là développé grâce à l’association de nouveaux managers. Désirant franchir un nouveau palier, le conseil en ressources humaines fait ses premiers pas dans le microcosme du private equity : il offre une minorité de ses parts à Bpifrance et à Rives Croissance, en échange d’un investissement total compris entre 3 et M€. En parallèle, il s’initie au levier avec la levée d’une dette senior apportée par Banque Populaire Rive de Paris et Caisse d’Epargne Ile-de-France.
Cet OBO permet d’associer au capital trois nouveaux cadres – désormais au nombre de 9.
Ensemble, ils comptent alimenter la croissance des revenus du groupe, qui a bondi l’an dernier de 35 %, à 17 M€.
Fort de 140 collaborateurs, il dispose de trois bureaux en France et de deux implantations au Royaume-Uni et au Portugal.
De nouvelles ouvertures devraient intervenir à l’international.

 

Conseil juridique cible : Joffe & Associes (Romain Soiroin, Aymeric Dégremont)

Pherecydes Pharma boucle un 2ème tour de table à 8,7 M€

Née en 2007 avec l’objectif de développer de nouvelles solutions contre les infections bactériennes multi-résistantes, Pherecydes Pharma s’est rapidement spécialisée dans la conception de cocktails de virus bactériophages lytiques. Ses travaux bénéficiant depuis peu d’une ATU (autorisation temporaire d’utilisation) pour des traitements compassionnels, la biotech vient de boucler un deuxième tour de table de 8,7 M€ pour en lancer la production et poursuivre ses recherches annexes.

Un montant qu’elle a récolté auprès de plusieurs nouveaux entrants (Go Capital, Omnes Capital, Fa Dièse et plusieurs business angels de la région Rhône-Alpes) et de ses actionnaires historiques ACE Management, Auriga Partners et Participations Besançon. Ces derniers avaient déjà injecté 2,6 M€ dans la biotech, en mars 2015. Ce renforcement des fonds propres devra également financer le lancement des études cliniques de deux autres programmes : Phosa, dans le traitement du staphylocoque doré, dès fin 2018, et Pneumophage, dans celui du bacille pyocyanique, quelques mois plus tard.

Conseil juridique cible : Joffe & Associes (Christophe Joffe, Charlotte Viandaz)

La plateforme juridique Captain Contrat empoche 4 M€

Deux mois après la levée de 2,7 M€ bouclée par Demander Justice, c’est aujourd’hui une autre figure de proue de la « legaltech » tricolore qui rouvre son capital : Captain Contrat. La plateforme de services juridiques en ligne pour les TPE-PME a récolté 4 M€ en accueillant CapHorn Invest (pour plus des deux tiers du montant), tout en bénéficiant d’un réinvestissement de Bpifrance (via le fonds F3A), et de plusieurs business angels – comme le fondateur d’Auféminin.com, Cyril Vermeulen.

Ces derniers avaient déjà injecté près de 1 M€ à l’occasion du tour d’amorçage, bouclé il y a un peu plus d’un an et demi. Depuis, l’équipe d’une dizaine de collaborateurs s’est muée en une PME de plus de 35 salariés et devrait même voir ses effectifs doubler à court terme pour gérer une gamme de services qui ne cesse de s’élargir. Sur la seule année 2017, Captain Contrat aura réalisé plus de 10 000 prestations juridiques auprès de 6 000 entreprises, allant de la création de société aux contrats commerciaux, en passant par les dépôts de marque, les levées de fonds, les contrats de travail, etc. Elle espère atteindre le point mort fin 2018, qui sera également l’année de ses premiers pas à l’international – dans des pays européens limitrophes dans un premier temps.

Conseil juridique investisseurs : Joffe & Associes (Thomas Saltiel)

Trois fonds apportent 8,5 M€ à ForePaas

Deux ans après sa création, la plateforme de « data engineering » ForePaas est déjà plébiscitée par plusieurs grands comptes tels que Total, Havas, les Cinémas Pathé ou encore Groupe Bertrand et Edenred. Compatible avec de nombreux hébergeurs tels qu’OVH ou AWS, elle permet à ses clients de déployer sur l’ensemble de leurs métiers leurs projets de valorisation de données (dataviz, analyse prédictive, intelligence artificielle) en intégrant et en automatisant toutes les opérations de data management et de gestion des applications.

Une promesse qui a convaincu trois fonds d’injecter ensemble près de 8,5 M€ pour financer l’expansion internationale de ForePaas : Elaia Partners, Hi Inov et Calao Finance. Récemment implantée à San Francisco, la jeune pousse tricolore va ainsi bientôt y structurer ses équipes commerciales tout en poursuivant son expansion sur le Vieux Continent. L’équipe d’une quarantaine de collaborateurs devrait donc rapidement doubler. Le co-fondateur et Pdg Paul Sinaï confie que la barre du million d’euros de chiffre d’affaires a déjà été dépassée, sans plus de précision.

Conseils cible juridiques : Joffe & Associes (Thomas Saltiel, Camille Malbezin)

Kyump boucle un premier tour de près de 2 M€

Concurrent direct de Reezocar (3 M€ levés en septembre 2016), de La Centrale ou encore de Carizy (1 M€ réuni en juin 2016), Kyump ambitionne de devenir le numéro 1 du marché de la voiture d’occasion en France. Pour cela, la peer-to-peer marketplace vient de boucler un premier tour de financement de 2,4 M€, dont une grande majorité en fonds propres apportés par Breega Capital, Kima Ventures, 123 IM, et deux business angels (Yannis Yahiaoui, co-fondateur d’Adotmob, et Eduardo Ronzano, co-fondateur de KelDoc).

Actif à Paris, Lyon, Nantes et Rouen, Kyump facilite près d’une centaine de transactions mensuelles. L’an prochain, il souhaite s’implanter dans une nouvelle région par mois, tout en triplant son chiffre d’affaires. Kyump compte également poursuivre en parallèle la montée en gamme de son service, notamment par l’amélioration de son algorithme, et par la création d’un nouveau site. A ce jour, les véhicules passant par sa plateforme sont déjà inspectés et remis sous garantie, pour une durée de 6 mois. Le marché tricolore de la voiture d’occasion a progressé de 1 %, en 2016, à plus de 5,6 millions de voitures.

Conseil juridique investisseurs : Joffe & Associes (Thomas Saltiel, Charlotte Viandaz)