Digivet dans le panier d’un assureur santé d’animaux

Article par CF News, Publié le 26 Novembre 2021

 

Le canal de vente de Veternity vers La Compagnie des Animaux reste ouvert. Trois ans après lui avoir vendue sa division assurance Bulle Bleue, la société de pompes funèbres animalières cède Digivet au groupe né dans l’assurance santé d’animaux. Le cédant, baptisé La Compagnie des Vétérinaires jusqu’à son changement de marque début 2020 et fort de 45 M€ de revenus (exercice clos fin septembre 2020), a initié l’opération par l’intermédiaire de la banque d’affaires Mazars Corporate Finance, afin de se recentrer sur son cœur de métier d’incinérateur de dépouilles d’animaux domestiques. Pour rappel, le nordiste appartient au britannique IVC-Evidensia, groupe de cliniques vétérinaires ayant racheté au printemps 52 % du capital et fait sortir Crédit Mutuel Equity, qui avait rejoint deux ans plus tôt les 2 300 vétérinaires actionnaires (lire ci-dessous).

3,2 M€ de revenus pour 45 salariés

Digivet regroupe des métiers d’éditeurs de logiciels de gestion pour les vétérinaires, grâce aux rachats de Vétocom et Bourgelat en 2016, mais aussi une activité de fournisseur de bornes tactiles dans les salles d’attente des cliniques vétérinaires (Canopia-Vet) et une place de marché proposant d’autres applications numériques. L’ensemble génère 3,2 M€ de chiffre d’affaires (2019/2020) avec une équipe de 45 salariés emmenée par Hervé Basset et un résultat net négatif. Une brique correspond bien à la nouvelle stratégie de l’acquéreur d’accompagner la profession vétérinaire dans sa transformation numérique. De son côté, la Compagnie des Animaux, présidée par Jérôme Salord, se positionne avant tout comme un assureur de santé d’animaux domestiques via SantéVet, Bulle Bleue et Jim&Joe, mais a élargi son offre en lançant des services d’avance de frais (PayVet) et de prise de rendez-vous en ligne (Vétolib). Affichant 80 M€ de chiffre d’affaires (somme des primes d’assurance), l’acquéreur de 300 salariés est détenu à 70 % par un autre britannique, le fonds Columna Capital, depuis 2017 (lire ci-dessous).

Quelle protection en droits d’auteur et droits voisins pour les œuvres utilisées dans les podcasts?

Par Véronique Dahan, avocate associée, Joffe & Associés – publié dans Edition Mutimedi@ n° 266

 

Le podcast représente en 2020 plus de 100 millions d’écoutes mensuelles en France. Malgré l’expansion de ce nouveau moyen de consommation de contenus sur Internet, les créateurs de podcasts rencontrent une épineuse contrainte : sans barèmes permettant d’évaluer le coût de l’utilisation d’œuvres musicales protégées par le droit d’auteur, ils sont contraints de choisir entre : intégrer sans autorisation dans leur émission sonore les œuvres musicales, en toute illégalité, ou utiliser uniquement des sons libres de droit ou des mashups non attractifs pour les auditeurs.

 

Podcast natif ou podcast replay

 

L’une ou l’autre de ces solutions ne permettant nullement de soutenir les auteurs-compositeurs, la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem) s’est saisie de la question afin d’établir un barème permettant aux créateurs de podcasts d’estimer le montant à verser à l’organisme pour l’utilisation des œuvres qu’elle protège.
La Sacem a donc publié en janvier 2020 une brochure détaillant les barèmes applicables à l’utilisation des œuvres protégées de ses adhérents dans les podcasts. Après un an de discussions, le Groupement des éditeurs de contenus et de services en ligne (Geste) a relayé le 2 septembre 2021 les nouveaux tarifs applicables, négociés avec la Sacem. Il convient à cet égard de définir le périmètre de cet accord afin d’en apprécier les apports et relever les points qui résistent au débat.

 

  • L’applicabilité du barème aux podcasts en replay

Le podcast natif est le contenu sonore ou audiovisuel sur Internet créé pour être diffusé directement en ligne sans passer par un autre moyen de communication tel que la radio. Il se distingue ainsi du podcast en replay, lequel est une rediffusion d’un contenu déjà passé à l’antenne (les professionnels parlent aussi de Catch up Radio, ou radio de rattrapage). Le Geste a annoncé « une grille tarifaire s’appliquant aux droits d’auteurs sur les podcasts natifs» laissant sous-entendre l’exclusion de ceux en replay. Toutefois, la Sacem – lors de la publication des barèmes – a précisé que « ces tarifs sont applicables aux podcasts issus de la reprise d’une émission de radio ou de webradio comme aux podcasts dits « natifs », créés spécifiquement pour une diffusion en ligne» . Le barème révisé de cette année, publié en mars 2021, vise quatre types de podcasts : les podcasts associatifs natifs ; les podcasts associatifs issus d’une webradio; les podcasts commer­ciaux financés par la publicité ; et les podcasts commerciaux par abonnement. Néanmoins, les tarifs proposés pour utiliser les œuvres protégées dans les podcasts associatifs sont trois fois plus élevés dans le cadre d’une webradio (120 euros HT par an) que pour un podcast natif proposé sur un site Internet (40 euros HT par an). S’agissant du podcast commercial, il n’est fait aucune distinction de tarif selon qu’il s’agisse de la reprise d’une émission de webradio ou d’un podcast natif.

 

  • Le cas de l’utilisation « éclair » d’une œuvre protégée par le droit d’auteur

Une deuxième interrogation concerne la durée de diffusion de l’œuvre protégée par le droit d’auteur. Les barèmes établissent un taux de redevance qui varie notamment selon la proportion du temps de diffusion de l’ œuvre dans la durée total du podcast.
Ainsi, à titre d’exemple, l’utilisation d’une œuvre faisant partie du répertoire de la Sacem durant 20 % du temps total d’un podcast sur le cinéma donnera lieu à l’application d’un taux de 3 % des recettes à verser au titre des droits d’auteur à la Sacem. Mais qu’en est-il dans le cas où l’ œuvre est diffusée pour une très courte durée, correspondant à, disons, 0.5 % ou moins de la durée totale du contenu ?

 

Quid des exceptions aux droits d’auteurs ?

 

L’article L. 122-5 du code de la propriété intellectuelle prévoit en effet plusieurs exceptions à la protection des droits d’auteur et notamment« les analyses et courtes citations justifiées par le caractère critique, polémique, pédagogique, scientifique ou d’information de l’œuvre à laquelle elles sont incorporées ». La Sacem a répondu à cette question en maintenant que même pour une utilisation très courte de son catalogue, les grilles devraient s’appliquer . Au regard du barème de la Sacem, le tarif est le même pour la diffusion d’une œuvre protégée par le droit d’auteur pendant une ou deux secondes ou pour une durée correspondant à 30 % de la durée totale de l’émission, les catégories« Jusqu’à 15 % » et « De 15 à 30 % » présentes dans les grilles pour 2020 ayant été supprimées dans la grille 2021.

 

  • Un barème réservé aux œuvres du répertoire de la Sacem

Alors que des contrats uniques concernant les différents organismes tels que la Société civile des auteurs multimédias (Scam). la Sacem et la Société des auteurs et compositeurs dramatiques [SACD] ont été élaborés pour que les radios puissent exploiter l’ensemble des œuvres des répertoires de ces sociétés. tel n’est pas encore le cas s· agissant des podcasts.

 

Le Geste finit de négocier avec la SACD

 

Le Geste a annoncé en janvier 2020 avoir entrepris des négociations avec les organismes de gestion collective des droits d’auteur, pour établir des contrats-cadres d’exploitation de podcasts mais, à l’exception de la Sacem, aucun autre organisme n’a publié de grilles permettant aux créateurs de podcasts de connaître les tarifs auxquels ils s’exposent en utilisant une œuvre protégée par l’une de ces sociétés. Des accords entre certaines plateformes de podcasts ont toutefois ponctuellement émergés, comme Singe Audio – premier accord en avril 2020 sous la houlette du Geste -, Bababam, Louie Media ou Nouvelles Ecoutes qui ont chacun signé avec la Scam. Mais à notre connaissance, la Scam n’a pas encore publié ses tarifs. Les droits d’auteur n’obtiennent pas encore le même niveau de reconnaissance et de protection s’agissant des podcasts que celui octroyé à la radio, qui réunit pourtant de moins en moins d’auditeurs. Selon les informations de Edition Multimédia, des discussions sont en train d’être finalisées entre le Geste et la SACD. Les tarifs de cette dernière devraient être publiés dès qu’ils seront validés avec le groupement des éditeurs.

 

  • L’exclusion de l’utilisation des œuvres protégées par les droits voisins

Plus encore, les droits voisins ne sont en aucun cas concernés par les grilles d’évaluation proposées par la Sacem et le Geste. La Sacem met à ce titre les créateurs de podcast associatifs ou commerciaux en garde, en précisant à la suite de son barème qu’ils doivent « également obtenir l’autorisation des producteurs de ces enregistrements». La Sacem renvoie pour cela à la Société civile des producteurs phonographiques [SCPP] et à la Société civile des producteurs de phonogrammes en France [SPPF] pour que les créateurs de podcasts s·accordent avec ces sociétés de gestion sur des «contrats généraux d’intérêts communs». Pour autant, des contacts ont été pris par le Geste avec la SCPP pour les droits voisins et la SPPF va être également approchée. Il reste que le paiement de la redevance issue du barème de la Sacem ne permet pas, seule, d’utiliser des œuvres répertoriées par un organisme de gestion des droits voisins. Le 23 janvier· 2020, à 1· occasion du Salon de la Radio, la Sacem a par ailleurs rappelé que le barème publié pour l’année 2020 ne concernait que les œuvres sonores et non les podcasts audiovisuels. En clair, seules les œuvres de génériques ou créées spécialement pour le podcast, n’ayant pas fait l’objet d’une production, sont concernées par le barème de la Sacem. Pour passer un disque protégé au titre des droits voisins, un contrat propre avec un organisme de gestion de ces droits devra être conclu, sans quoi l’utilisation sera illicite.

 

  • Un outil opportun malgré le périmètre restreint

Bien que le barème ne concerne que les droits des auteurs-compositeurs adhérents de la Sacem, la grille négociée par le Geste donne quelques motifs de satisfaction pour les créateurs de podcasts. Outre la plus grande sécurité juridique et une faculté désormais acquise depuis 2020 à estimer le montant des redevances à verser pour la protection des droits d’auteurs, les prix proposés ne sont pas rédhibitoires et ce même pour les petites structures.
Les taux de redevances restent en effet immobiles en ce qui concerne les podcasts dont l’objet est musical, de 6 % à 12 % des recettes publicitaires ou issus des abonne­ments selon le moyen de financement du podcast. Plus encore, les podcasts consacrés au sport et à l’information [sport, société, actualité politique, santé, économie, entreprise, éducation et jeunesse, sciences et techno­logies] et de type généraliste (voyages et tourisme, mode, enquêtes, gastronomie, développement personnel, sciences fiction, histoire, entrepreneuriat, documentaires, arts, culture et littérature) se voient attribuer des taux de redevance inférieurs, de 3 % à 9 % en fonction de l’utilisation du répertoire de la Sacem.

 

Quid des podcasts « transfrontaliers » ?

 

La réglementation au sein de l’Union européenne [UE] La directive européenne de l’UE de 2019 sur le droit d’auteur et les droits voisins dans le marché unique numérique – censée être transposée dans chacun des Vingt-sept depuis le 7 juin 2021 – ne prévoit pas expressément le cas de l’utilisation des œuvres sonores dans des podcasts. Toutefois il ne fait nul doute que la protection introduite par l’application du barème Sacem négocié avec le Geste fait le constat commun selon lequel « l’insécurité juridique subsiste, tant pour les titulaires de droits que pour les utilisateurs, en ce qui concerne certaines utilisations, notamment transfrontières, d’œuvres et autres objets protégés dans /’environnement numérique». c’est dire que l’on n’a pas encore fini d’entendre parler des podcasts…

Singulart veut déployer sa plateforme de vente d’art en ligne aux Etats-Unis

Article par Les Echos, Publié le 19 Novembre 2021

 

Les derniers doutes ont été balayés par la crise du Covid. Le marché de l’art a basculé en ligne de manière significative et l’un de ses trublions, Singulart , se finance à nouveau à hauteur de 60 millions d’euros pour se faire une place à long terme. Une opération encore perçue avec condescendance par le milieu de l’art contemporain parisien, mais qui démontre pourtant la capacité de cette start-up française – qui organise une place de marché où se rencontrent des artistes en devenir et des acheteurs – à avoir anticipé un mouvement de masse.

Au premier trimestre 2021, la vente d’art sur internet a atteint 6,8 milliards de dollars dans le monde, soit une hausse de 72 %, selon le rapport Hiscox. « Il y a eu un véritable changement de discours vis-à-vis de la vente en ligne, note Véra Kempf, cofondatrice de Singulart. Il y a cinq ans, lorsque nous nous sommes lancés, nous étions très mal considérés, mais désormais tous les grands groupes s’y mettent. » Les acheteurs estiment aujourd’hui dans leur majorité (56 %) que la bascule numérique subsistera au Covid.

Un long chemin vers les Etats-Unis

C’est ce pari que tiennent les investisseurs de la jeune pousse, avec à leur tête Vitruvian Partners, le fonds qui avaient notamment soutenu les deux licornes tricolores Vestiaire Collective et DentalMonitoring . Avec les financiers historiques , ils veulent donner les moyens à leur poulain d’attaquer le marché américain, explique l’entrepreneuse : « Aller aux Etats-Unis est notre principal objectif. C’est une démarche qui va prendre du temps et qui nécessite des investissements, mais c’est le meilleur moment pour le faire. »

Mais cette traversée de l’Atlantique n’est pas le seul but de cette levée qui comporte une petite part de dette bancaire. Singulart profite des vents porteurs pour renforcer son positionnement. Les 10.000 artistes vendant sur sa plateforme avaient suscité des critiques prétextant que la sélection n’était pas assez rude.

« Nous avons renforcé la curation de nos artistes sans élargir la base, détaille Véra Kempf. Cela améliore le taux de conversion et participe à notre premiumisation. » Dans les faits, le panier moyen aurait bondi de 1.500 à 2.200 euros lors des douze derniers mois. Si l’on est encore loin des 24.291 dollars atteints en moyenne lors d’une vente aux enchères en ligne, selon Hiscox , la tendance suit la trajectoire désirée par les fondateurs.

Renforcer la technologie

Pour accentuer ce mouvement, Singulart a aussi créé Balthasart, une boutique en ligne davantage tournée vers le marché de masse, pour des artistes qui ne tirent pas 100 % de leurs revenus de cette activité. Encore en phase de déploiement, elle compte 200 artistes et attaque le segment du « wallart » dont les achats s’effectuent en dessous des 500 euros.

Pour se démarquer et rendre son modèle viable à long terme, Singulart veut aussi doper sa technologie qui consiste à analyse des masses de données pour effectuer les bonnes recommandations aux clients de sa place de marché. Avec seulement trois personnes aujourd’hui, elle veut en recruter quinze dans les prochains mois . « C’est l’un de nos plus gros enjeux en termes de ressources, précise la dirigeante. Il y a beaucoup de compétition entre les start-up pour attirer les meilleurs talents, d’autant plus que nous sommes à cheval entre deux secteurs, la tech et l’art. » Le challenge s’avère crucial pour l’avenir de la jeune pousse dont l’ambition passe notamment par l’acquisition de l’oeuvre de l’un de ses artistes par un musée dans les dix-huit prochains mois.

 

À NOTER

38 % des plateformes de vente en ligne dans l’art prévoient d’accepter les paiements en cryptomonnaies dans les douze prochains mois, selon l’étude Hiscox. C’est déjà le cas pour Singulart depuis 2018, bien que cela ne soit pas très utilisé sur sa plateforme.

Sea Vorian rachète Neotek et RTSys

Article par Mer et Marine, Publie le 8 Novembre 2021

 

Fondée en septembre 2004 par Claude Pacheco, Neotek est spécialisée dans la distribution et l’intégration d’équipements d’acquisition de données, d’instrumentation océanographique et hydrographique, de positionnement, de drones et de déminage.

 

RTSys, rachetée en 2012, à l’occasion de l’entrée des fonds Ace Capital Partners s’est imposée dans la conception et de la fabrication de produits d’’acoustique et de robotique sous-marine. Son haut niveau d’expertise est aujourd’hui reconnu dans 4 principaux secteurs d’innovation : la surveillance acoustique passive (PAM), l’exploration sous-marine via des drones sous-marins autonomes (AUV), la lutte anti-mines (MCM) et la lutte anti-sous-marine (ASW).

 

De nombreux programmes de R&D ont été menés en partenariat avec la Direction Générale pour l’Armement, les Pôles Mer de Compétitivité, ou les Fonds européen de Défense, pour concevoir des produits miniaturisés sans compromission ni sur les performances, ni les coûts. Les Energies Marines Renouvelables, l’exploration des grands fonds marins, la lutte anti sous-marine sont autant de secteurs dans lesquels le groupe Seafin revendique aujourd’hui une position de leader.

 

Avec la transmission du groupe à la société Sea Vorian, une nouvelle étape s’ouvre pour le groupe Seafin pour devenir un acteur européen incontesté sur les marchés navals sous-marins civils et de défense.

 

Claude Pacheco

Avec la nouvelle équipe Sea Vorian, une nouvelle histoire va s’écrire pour le groupe Seafin. Jean-Luc Biache, actionnaire majoritaire, et François-Xavier de Cointet, actionnaire et président de Seafin, possèdent une forte expérience de développement de PMEs en France et à l’international. Précédemment dirigeant d’entreprises de l’économie bleue, François-Xavier de Cointet apporte sa connaissance du marché de Seafin. Je souhaite au groupe Sea Vorian réussite et prospérité.

 

Je remercie également les investisseurs de la confiance qu’ils m’ont témoignés et en particulier Laurent Sassier pour son accompagnement.

 

Jean-Luc Biache et François-Xavier de Cointet

Enthousiastes à l’idée d’écrire cette nouvelle page pour la société Seafin et ses filiales Neotek et RTsys, nous remercions Claude Pacheco pour tout ce qu’il accompli avec ses équipes depuis la création de la société. Nous sommes convaincus du potentiel de ce secteur de haute technologie au sein de l’économie bleue. Accompagnés par des actionnaires privés, nous aurons à coeur de développer le groupe en France et à l’export, tant dans la conception et la vente de produits innovants que par le développement d’une offre de services élargie.

 

Ace Capital Partners

Nous saluons le grand professionnalisme de Claude Pacheco et ses équipes qui a permis au groupe de s’appuyer solidement sur sa filiale Neotek pour mobiliser des ressources de haut niveau et des moyens en recherche et développement importants pour créer ex-nihilo, au sien de RTSys, une gamme de produits technologiques reconnus par une clientèle très exigeante.

 

Ayant eu la chance d’accompagner ces développements précurseurs depuis bientôt dix ans, nous n’avons aucun doute sur la réussite de la nouvelle équipe pour accélérer la croissance du groupe, déclare Gilles Daguet.

 

À propos d’Ace Capital Partners

Ace Capital Partners, filiale de Tikehau Capital, est une société de capital-investissement spécialisée dans les secteurs industriels et technologiques, avec plus d’1 milliard d’euros d’actifs sous gestion. Fondé en 2000, Ace investit avec une approche verticale, au sein des industries et technologies stratégiques (aérospatiale, défense, cybersécurité, etc.). Ace a construit son modèle sur des partenariats avec de grands groupes investisseurs dans ses fonds (notamment Airbus, Safran, Dassault Aviation, Thales, EDF, Naval Group, Sopra Steria). Expert de ces secteurs et doté d’une forte culture entrepreneuriale et industrielle, Ace Capital Partners accompagne le développement de ses participations dans la durée avec une stratégie différenciée.

 

Ace est présent à Paris, Toulouse et Montréal, et bénéficie de la présence mondiale de Tikehau Capital.

 

Communiqué de Sea Vorian et ACE Capital Partners, novembre 2021

50 Partners se fait une place dans le financement de l’innovation

Article par CF News, publié le 8 Novembre 2021

 

« Des associés, qui investissaient parfois en direct dans des start-up accélérées, nous ont demandé de créer une holding pour mutualiser leurs investissements. Nous avons commencé en 2014 avec une SCR de 2 M€, puis un premier FPCI de 8 M€ en 2017. Nous lançons désormais la troisième génération », annonce Jérôme Masurel. 50 Partners Capital 3 a débuté avec un premier closing fin juin autour de 5/7 M€ auprès des souscripteurs historiques, et s’ouvre désormais à d’autres LPs. Il s’agit du premier véhicule de la société de gestion depuis son agrément AMF en fin d’année dernière, le précédent FPCI étant géré techniquement par Equitis.

 

Tickets de 100 K€ à 1 M€

 

Jérôme Masurel, 50 Partners Capital

Jérôme Masurel, 50 Partners Capital

Le nouveau fonds consacrera des tickets de 100 K€ à 1 M€ en première intention à 25 à 30 sociétés actives dans le numérique. Et pourra monter probablement jusqu’à 4 M€ pour les meilleures si la levée se poursuit comme prévu. Alors qu’une poche de 20 % est réservée au financement de projets non accélérés en interne, comme l’ont été Selency, Sqreen et Guarantors, le portefeuille de 25 à 30 lignes a vocation a accueillir des start-up bien connues. « Avant d’investir dans des sociétés, nous les avons généralement accompagnées. Nous savons précisément où elles en sont, quel est leur potentiel et comment leurs équipes se comportent. Les investisseurs de nos fonds accèdent ainsi à un actif de venture largement dérisqué par le soutien de tout notre écosystème, assure le dirigeant. Sur les 63 projets accélérés depuis nos débuts, seuls cinq ont été arrêtés. »

 

Hard cap à 50 M€

 

De quoi séduire plus facilement les LPs institutionnels et family offices, nouveaux profils de souscripteurs visés par 50 Partners 3. Autre argument formulé pour les convaincre de placer des tickets de quelques millions d’euros seulement, bien en dessous de leurs habitudes, la connexion directe aux jeunes pousses innovantes. La levée se poursuivra jusqu’à fin 2022, si l’option de six mois de prolongation après les douze mois réglementaires suivant le premier closing est levée. Le plafond du FPCI a été fixé à 50 M€.

 

« Un cœur d’accompagnement, et une couche de financement »

 

Une taille de fonds insuffisante pour faire vivre une société de gestion de quinze personnes, mais pas une équipe rémunérée grâce aux accélérateurs dans le numérique, l’impact et, depuis cette année, la santé. Dans ce modèle, 50 Partners entre au capital des start-up, via ses SAS, en échange de son accompagnement, et facture ses LPs (les associés de ses SAS) afin de couvrir ses frais. En cas de sortie, comme celle de Qopius et de ProcessOut (lire ci-dessous), les plus-values reviennent aux associés mais l’équipe est intéressée à la performance. « 50 Partners est avant tout un accélérateur. Un fonds classique est un cœur de financement et, parfois, une couche d’accompagnement. Nous, c’est l’inverse », résume Jérôme Masurel. Parmi les accélérateurs français ayant lancé un fonds figure Axeleo, dont le FPCI de 35 M€ se distingue par une proportion plus élevée à miser sur des start-up externes à son écosystème, à la manière d’un VC traditionnel. 50 Partners Gestion pour sa part reste plus que jamais fidèle à sa logique de monter des véhicules pour financer des sociétés accélérées auparavant. Celles relevant de l’impact, programme mis sur pied en 2018, disposent elles-aussi d’un véhicule, 50 Partners Capital Impact 1 dont le premier closing de 5 M€ a eu lieu fin septembre avec un hard cap à 20 M€.

Medtech : Cardiologs rachetée par Philips

Lire l’articles des Echos Par Adrien Lelièvre, Publié le 8 nov. 2021 à 11:26

 

Cardiologs va battre pavillon néerlandais. La medtech a été rachetée par le géant de l’électroménager Philips pour un montant non communiqué. La jeune pousse parisienne a développé une solution innovante d’interprétation automatique des électrocardiogrammes (ECG) qui repose sur une base de données de 20 millions d’enregistrements. Celle-ci aide les cardiologues à mieux détecter les troubles du rythme cardiaque.

 

A la faveur de cette opération, Philips veut élargir sa large gamme existante de produits et services à destination des professionnels de la santé. « La technologie de Cardiologs basée sur l’IA et ses data scientists seront un ajout important à notre portefeuille grandissant de solutions cardiaques à destination des milieux hospitaliers et ambulatoires », a commenté la société basée à Eindhoven.

 

« Nous sommes ravis de faire partie de Philips et de continuer à innover ensemble pour fournir des solutions qui responsabilisent les médecins du monde entier », a réagi Yann Fleureau, le patron de Cardiologs, cité dans un communiqué.

 

« Nous attendons avec impatience de développer notre activité au sein de Philips, en maintenant la neutralité des fournisseurs et en continuant à travailler avec des fournisseurs tiers pour favoriser l’adoption de solutions de santé numérique à l’échelle mondiale. »

 

Présence aux Etats-Unis

 

Fondée en 2014, Cardiologs avait amassé 5,3 millions d’euros en 2017 afin de préparer son lancement aux Etats-Unis, où la société a obtenu une homologation de la FDA (Food and Drug Administration). En 2020, la société a levé 15 millions de dollars lors d’un tour de table mené par le fonds d’investissement Alven.

 

Cardiologs compte 70 salariés, composée en grande partie d’ingénieurs logiciel et de data scientists spécialisés dans l’IA et le deep learning. Cette année, la medtech a notamment noué un partenariat avec la clinique Ambroise Paré, à Neuilly-sur-Seine (92), à qui elle fournit sa solution aux cardiologues. « Ambroise Paré est une clinique de référence sur les troubles du rythme cardiaque et il était important pour valider notre technologie que nous puissions travailler avec eux », confiait Yann Fleureau, au printemps, aux Echos.

 

Cette collaboration était censée aider la start-up à étendre son réseau en France et en Europe. Son arrivée dans le giron du groupe Philipps, qui a réalisé un chiffre d’affaires de près de 20 milliards d’euros en 2020, devrait nettement accélérer les choses pour elle dans les prochains mois.