DCbrain s’attaque aux réseaux et lève 1,5 M€

En créant DCbrain en 2014, Arnaud de Moissac partait du constat que les datas-centers étaient des gouffres énergétiques.

Sa start-up a vocation à pallier ce problème en s’appuyant sur l’intelligence artificielle afin d’analyser les flux de données – et les optimiser pour réduire la consommation.
DCbrain lève 1,5 M€ pour sa série A auprès d’Aster Capital,du fonds Ville de Demain (Bpifrance) et de son investisseur historique, l’accélérateur InnoEnergy. Elle se donne ici les moyens de s’attaquer à l’étranger.

Dès cette année, DCbrain compte ouvrir des antennes en Belgique, en Espagne et en Allemagne. En France, son logiciel d’optimisation, aujourd’hui étendu à tous les réseaux complexes (gaz, chaleur, logistique…), a séduit des grands comptes tels GRDF ou Enedis.

 

Conseil investisseurs juridique : Joffe & Associes (Thomas Saltiel, Camille Malbezin)

Trois fonds apportent 1,7M€ aux chatbots de Clustaar

D’ici à 2020, 85 % des interactions clients ne nécessiteront plus d’intervention humaine, grâce aux « chatbots » – ces  robots conversationnels alimentés par l’intelligence artificielle. Les développeurs spécialisés dans cet exercice sont de plus en plus recherchés – comme le montre l’acquisition du français Recast.ai par le géant allemand SAP, bouclée fin janvier pour plusieurs dizaines de millions d’euros.
Aujourd’hui, c’est au tour d’un autre éditeur tricolore de chatbots, Clustaar, d’entrer sur le devant de la scène.
Déjà plébiscité par 20 Minutes, Hachette ou encore Maisons du Monde, Clustaar signe un tour d’amorçage de 1,7 M€ en s’ouvrant à Alliance Entreprendre, Finorpa et Axeleo Capital.
Déjà animé par 25 collaborateurs répartis entre ses bureaux lillois et parisien, l’éditeur prévoit de recruter une quinzaine de personnes portant sur des profils techniques (développeurs et data-scientists), commerciaux et marketing.
Basée sur une logique de coopération entre l’intelligence artificielle et le service clients, la solution développée par Clustaar permet à ses clients de construire eux-mêmes leur chatbot.

 

Conseil investisseurs juridique : Joffe & Associes (Thomas Saltiel)

Medsenic lève 2M€ pour traiter les maladies auto-immunes

Soutenue par Capital Grand Est et Fa Dièse depuis 2016, Medsenic refait appel à ses VCs historiques dans le cadre d’une augmentation de capital de 2M€.

Valorisée 15 M€ post-money, la biopharma strasbourgeoise entend devenir l’un des principaux acteurs dans le traitement des maladies auto-immunes, en s’appuyant sur des dérivés d’arsenic.

Créée en 2010 par François Rieger et Véronique Pomi (détenteurs de 52% du capital), elle exploite une licence exclusive du CNRS, qui a préalablement établi le potentiel de l’arsenic lors d’un essai clinique de phase IIa dans le lupus érythémateux systémique sévère. Au même titre que le diabète de type 1 ou que la sclérose en plaques, cette maladie se caractérise par le dysfonctionnement du système immunitaire.

Avec cette levée de fonds, la start-up poursuivra le développement clinique du trioxyde d’arsenic, actuellement en phase II dans plusieurs centres hospitaliers de France. A terme, l’objectif est de trouver une solution à la maladie chronique du greffon contre l’hôte, qui provoque une réaction des cellules immunocompétentes du donneur contre les tissus de l’hôte.

En 2016, l’Union européenne a accordé à Medsenic le statut de médicament orphelin pour l’utilisation du trioxyde d’arsenic dans le traitement de cette maladie.

 

Conseil juridique cible : Joffe & Associes (Christophe Joffe)