J&Actu Tech & Data

[J&Actu Tech & Data]

La veille hebdo à ne pas manquer !

 

Sécurité des données et cybersécurité

🔐 La CNIL publie une fiche pratique rappelant les principales mesures de cybersécurité et les bonnes pratiques RGPD permettant de réduire les risques de violation de données au sein des entreprises. (19 juin 2026)

Source

 

🛡️ L’ANSSI publie un nouveau référentiel de formation intitulé « Pilotage de la remédiation », destiné à renforcer les compétences en gestion des incidents de cybersécurité et à servir de référence pour les formations éligibles au label SecNumedu-FC. (17 juin 2026)

Source

 

⚠️ La CNIL alerte sur des courriels frauduleux adressés à des victimes de violations de données personnelles, dans lesquels des organismes se présentant faussement comme des associations de protection des données prétendent pouvoir faire supprimer leurs informations diffusées en ligne. (24 juin 2026)

Source

 

Élections professionnelles

🗳️ La CNIL précise les modalités de transmission obligatoire des rapports d’expertise indépendante portant sur les systèmes de vote électronique utilisés lors des élections professionnelles dans la fonction publique.(23 juin 2026)

Source

 

Intelligence artificielle et éducation

🤖 Le Conseil de l’IA et du numérique publie un rapport intitulé « Sortir de la clandestinité », appelant à une intégration maîtrisée de l’IA dans l’enseignement primaire et secondaire selon une approche duale « avec IA / sans IA », et formulant onze recommandations opérationnelles portant notamment sur la formation des enseignants, la protection des élèves, et la labellisation des outils. (24 juin 2026)

Source

 

RGPD et droit à réparation

⚖️La Cour de cassation juge, en application de la jurisprudence de la CJUE, que la seule violation du RGPD ne suffit pas à ouvrir droit à réparation et que la personne qui s’en prévaut doit démontrer l’existence d’un dommage matériel ou moral résultant de cette violation. (24 juin 2026)

Source

Limitation de la durée de l’arrêt de travail à compter du 1er septembre 2026

Désormais, le décret du 12 juin 2026 crée l’article R.162-1-7-1 au code de la sécurité sociale, lequel limite la durée des arrêts de travail et des prolongations prescrits à compter du 1er septembre 2026 :

 

  • la durée d’un arrêt de travail ne pourra plus dépasser 31 jours (pour la première prescription) ;
  • chaque prolongation ne pourra pas dépasser 62 jours, sauf si le professionnel de santé estime que l’état de santé du salarié le nécessite.

 

Ces plafonds ne s’appliquent pas à Mayotte.

 

Les professionnels de santé prescripteurs concernés sont les médecins, les sage-femmes et les chirurgiens-dentistes.

 

En outre, en cas de prolongation, l’indemnisation sera maintenue uniquement en cas de prolongation par le médecin prescripteur de l’arrêt initial.

 

La prolongation de l’arrêt sera également possible via un acte de télémédecine (téléconsultation, télésurveillance…), sous réserve de suivre les strictes prévues à l’alinéa 3 de l’article L6316-1 du code de la santé publique.

Le nouveau congé supplémentaire de naissance entre en vigueur le 1er juillet 2026

La LFSS pour 2026 a instauré nouveau congé indemnisé, accessible à compter du 1er juillet 2026  : le congé supplémentaire de naissance (Articles L1225-46-2 à L1225-46-7 du code du travail).

 

CE QU’IL FAUT RETENIR

 

Entrée en vigueur

 

1er juillet 2026

 

Enfants concernés

 

Nés/adoptés à partir du 1er janvier 2026

 

Durée

 

1 ou 2 mois, fractionnables

 

Délai pour le prendre

 

9 mois après la naissance

 

Délai de prévenance

 

1 mois (réduit à 15 jours en cas de congé pris dans la foulée du congé paternité ou adoption)

 

Indemnisation

 

70 % le 1er mois, 60 % le 2nd mois du salaire plafonné au PMSS 

 

 

  • Qui peut en bénéficier ?

 

Le salarié peut bénéficier d’un congé supplémentaire de naissance s’il a épuisé son droit à congé de maternité, de paternité et d’accueil du jeune enfant ou d’adoption.

 

Toutefois, il existe une dérogation : la condition d’avoir épuisé son droit à congé maternité, d’adoption ou de paternité et d’accueil de l’enfant ne s’applique pas au salarié qui n’a pas exercé tout ou partie de ce droit faute de remplir les conditions pour bénéficier pendant ce congé du versement des indemnités journalières de la sécurité sociale.

 

Sont concernés les enfants nés ou adoptés à partir du 1er janvier 2026, ainsi que les enfants nés avant cette date mais dont la naissance était initialement prévue à partir du 1er janvier 2026.

 

L’employeur ne peut pas refuser le congé quand le salarié remplit toutes les conditions requises ou exiger son report.

 

  • Combien de temps dure ce congé et comment s’organise-t-il ?

 

Le salarié choisit librement la durée de son congé : un mois ou deux mois. Il peut également le fractionner en deux périodes d’un mois non consécutives, plutôt que de le prendre en une seule fois.

 

En cas de décès de l’enfant ou de baisse importante des ressources du foyer, le salarié peut reprendre son activité avant la fin du congé, en avertissant l’employeur au moins 8 jours avant.

 

Le congé est assimilé à une période de travail effectif pour les droits liés à l’ancienneté. Le salarié conserve tous les avantages acquis avant son départ, et retrouve à son retour son précédent emploi (ou un poste similaire, avec une rémunération au moins équivalente). En revanche, il ne peut exercer aucune autre activité professionnelle pendant cette période.

 

  • Quand le prendre ?

 

Le congé doit débuter dans un délai de 9 mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant au foyer.

 

Règle particulière pour la phase de transition : pour les enfants nés ou adoptés entre le 1er janvier et le 31 mai 2026 (ainsi que ceux nés avant le 1er janvier 2026 mais dont la naissance était prévue après), ce délai de 9 mois ne commence à courir qu’à partir du 1er juillet 2026 — soit une échéance au 31 mars 2027.

 

À noter : si les congés de maternité, paternité ou d’adoption ont été allongés (naissance multiple, prématurité, hospitalisation de l’enfant, accord collectif plus favorable…), ce délai de 9 mois est prolongé d’autant.

 

  • Quand informer l’employeur ?

 

Le salarié doit prévenir son employeur par lettre recommandée avec avis de réception (ou remise contre récépissé), en précisant la durée, le fractionnement éventuel et les dates du congé :

 

  • 1 mois avant le début du congé ;
  • 15 jours seulement lorsque le congé supplémentaire suit immédiatement le congé de paternité/accueil/adoption et qu’il débute dans le mois suivant la naissance.

 

En cas de changement d’employeur en cours de droit, le salarié doit informer son nouvel employeur dans un délai d’un mois.

 

Quelle indemnisation ?

 

Le congé est pris en charge par la Sécurité sociale, sous réserve de remplir les conditions d’ouverture de droit aux indemnités de maternité/paternité/adoption et de justifier de 6 mois d’affiliation à la date de début du congé.

 

L’indemnité journalière est calculée comme celle de la maternité et de la paternité, avec un coefficient de :

 

  • 70 % le premier mois ;
  • 60 % le second mois ;

 

étant précisé que le salaire pris en compte est plafonné au niveau du plafond de la Sécurité sociale (4 005 € en 2026) et calculé sur la base des 3 derniers mois de salaire précédant le congé.

 

L’indemnité n’est pas cumulable avec les allocations-chômage ni avec les indemnités journalières versées en cas d’arrêt maladie, d’accident du travail ou de maladie professionnelle, au titre d’un congé de maternité, d’adoption, de paternité et d’accueil de l’enfant, au titre du congé de deuil en cas de décès d’un enfant.

 

Bonne nouvelle pour la retraite : les périodes indemnisées sont prises en compte dans les droits à retraite, à raison d’un trimestre validé pour 58 jours d’indemnisation.

 

  • Quelles démarches pour l’employeur ?

Deux démarches distinctes et complémentaires sont à mener :

 

  1. La déclaration en DSN, selon les mêmes modalités que les autres arrêts de travail, avec le motif d’arrêt spécifique « 20 – Congé supplémentaire de naissance ». Le signalement doit intervenir dans les 5 jours suivant le début de l’arrêt (sauf subrogation), faute de quoi la CNAM/MSA ne pourra déclencher le versement des indemnités.
  2. La transmission d’un formulaire dédié (Congé supplémentaire de naissance), qui ne remplace pas la déclaration en DSN — sauf phase transitoire CNAM, expliquée ci-dessous.

 

Phase de transition CNAM (juillet à septembre 2026) : La CNAM prévoit une simple déclaration des employeurs via un fichier en format Excel qui permettra de préciser les périodes du congé et le dernier jour de travail. Les employeurs sont invités à déposer ce fichier en format PDF dans le Compte employeur accessible depuis le site net-entreprise.

 

À partir de fin septembre 2026, la CNAM exploitera directement les signalements DSN. Le formulaire devra alors être complété en parallèle du signalement et déposé sur le compte entreprise.

J&Actu Tech & Data

[J&Actu Tech & Data]

La veille hebdo à ne pas manquer !

 

Encadrement des mineurs en ligne

🧒 Le gouvernement britannique a annoncé une interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans, accompagnée de restrictions renforcées sur certaines fonctionnalités en ligne (comme le live streaming et les contacts avec des inconnus), avec une entrée en vigueur prévue au printemps 2027. (15 juin 2026)

Source

 

🔞 La CJUE juge qu’un État membre peut, sous conditions, imposer à des prestataires établis dans un autre État membre une vérification d’âge pour l’accès aux contenus pornographiques. (16 juin 2026)

Source

 

📱 Une enquête Eurobaromètre publiée par la Commission européenne confirme l’impact négatif du temps d’écran et des médias sociaux sur la santé des adolescents européens (4,5h/jour en moyenne). (16 juin 2026)

Source

 

Intelligence artificielle

🤖 Le Conseil de l’IA et du numérique, dans sa note « Dependance Day ? Fable 5, Mythos 5 : l’Europe face à son point de bascule », tire les leçons de la suspension unilatérale par les États-Unis de l’accès aux modèles Anthropic pour les non-américains et appelle l’Europe à renforcer sa souveraineté numérique sur l’ensemble de la chaîne de valeur. (16 juin 2026)

Source

 

🚫 Le Parlement européen adopte, dans le cadre du paquet « Digital Omnibus », des mesures de simplification de l’AI Act ainsi qu’une interdiction des applications de « nudification » et des IA générant des contenus pédopornographiques, le texte devant encore être adopté formellement par le Conseil. (16 juin 2026)

Source

 

Souveraineté et stratégie numérique européenne

🇪🇺 La Commission européenne publie son rapport 2026 sur la décennie numérique et souligne des progrès (5G, adoption du cloud/IA, compétences de base) mais également des écarts structurels persistants (fibre, semi-conducteurs, calcul, pénurie ICT) qui appellent les États membres à actualiser leurs feuilles de route avant la révision des objectifs en 2027. (17 juin 2026)

Source

 

🤝 L’UE et le Brésil ont conclu un partenariat numérique renforçant leur coopération en matière de gouvernance des données, d’IA et de protection des mineurs, tout en facilitant les transferts de données grâce à des décisions d’adéquation mutuelle. (12 juin 2026)

Source

 

RGPD et droit à la preuve

⚖️ La Cour de cassation juge que, dans le cadre du droit à la preuve, la production d’un rapport d’analyse technique reposant sur des données personnelles pseudonymisées et dont les données initiales ont été détruites est admissible, dès lors que l’atteinte au RGPD et aux droits des salariés est strictement limitée et proportionnée, et que la loyauté de la preuve s’apprécie au regard de l’équilibre global du procès et des droits en présence. (17 juin 2026)

Source

 

Compétence judiciaire et atteintes aux droits de la personnalité

🎬 La CJUE juge que la victime alléguée d’une atteinte aux droits de la personnalité causée par une série télévisée diffusée dans plusieurs États membres ne peut obtenir réparation de l’intégralité de son préjudice que devant les juridictions du domicile du défendeur ou du lieu d’établissement des producteurs, les juridictions de chaque État de diffusion n’étant compétentes que pour le dommage localisé sur leur territoire. (18 juin 2026)

Source

J&Actu Tech & Data

[J&Actu Tech & Data]

La veille hebdo à ne pas manquer !

 

Protection des données personnelles

📧 La CNIL publie un rappel des règles applicables aux communications électroniques adressées aux prospects et clients, distinguant selon la finalité du message entre prospection commerciale, communications transactionnelles et communications relationnelles, chacune relevant d’un régime juridique distinct. (10 juin 2026)

Source

 

🚨 Le CEPD adopte un modèle commun de notification des violations de données destiné à harmoniser les processus de notification au titre de l’article 33 du RGPD, actuellement soumis à consultation publique jusqu’au 5 août 2026.

Source 

 

Cybersécurité

📊 Les autorités européennes de supervision (EBA, EIOPA, et ESMA) publient leur premier rapport sur les incidents majeurs liés aux TIC sous le règlement DORA.

(3 juin 2026)

Source

 

⚙️ L’Agence de l’Union européenne pour la cybersécurité (ENISA) publie un référentiel définissant les exigences de compétences techniques requises pour le personnel des organismes d’évaluation de la conformité souhaitant être notifiés dans le cadre du Cyber Resilience Act. (4 juin 2026)

Source

 

Protection des mineurs en ligne

📱 Le service de recherche du Parlement européen publie une note analysant le débat mondial sur l’instauration d’un âge minimum d’accès aux réseaux sociaux, soulignant la multiplication des initiatives nationales et européennes en la matière tout en pointant les limites techniques des dispositifs de vérification de l’âge et le risque de fragmentation réglementaire au sein de l’UE. (2 juin 2026)

Source

 

Intelligence artificielle

📌 La Commission européenne a publié un code de conduite sur la transparence des contenus générés par l’IA destiné à accompagner les fournisseurs et déployeurs de systèmes d’IA générative dans le respect des obligations d’étiquetage et de marquage prévues par l’IA Act, applicables à compter du 2 août 2026. (10 juin 2026)

Source

 

👤 L’État de New York a adopté la loi S8420A imposant aux publicités de signaler clairement l’utilisation d’un « interprète synthétique » (notamment mannequin) généré ou modifié par IA, sous peine d’une amende de 1 000 $ pour une première infraction et de 5 000 $ pour chaque récidive. (9 juin 2026)

Source

J&Actu Tech & Data

[J&Actu Tech & Data]

La veille hebdo à ne pas manquer !

 

Encadrement des marchés numériques

🏛️ Le Tribunal de l’Union européenne annule la désignation de Meta comme contrôleur d’accès pour Marketplace au titre du DMA, faute de motivation suffisante de la Commission, mais a confirmé cette désignation pour Messenger. (3 juin 2026)

Source

 

Intelligence artificielle : responsabilité et régulation

🤖 L’État de Floride a déposé une plainte contre OpenAI, notamment sur le fondement des pratiques commerciales déloyales et trompeuses et de la responsabilité du fait des produits défectueux, lui reprochant d’avoir dissimulé les risques connus de ChatGPT tout en le commercialisant comme un outil fiable.

(1er juin 2026)

Source

 

☁️ La Commission européenne a adopté une proposition de règlement intitulée « Cloud and AI Development Act (CADA) », visant à renforcer les capacités européennes en matière de cloud et de centres de données, à soutenir l’innovation dans le domaine de l’intelligence artificielle et à établir un cadre commun de souveraineté numérique.

Source

 

Protection des consommateurs

🛡️ La DGCCRF a infligé à SHEIN plus de 22,5 millions d’euros d’amendes pour plusieurs manquements, notamment le non-respect du droit de rétractation, des informations environnementales obligatoires et des confirmations de commande incomplètes privant les consommateurs d’informations essentielles sur leurs droits. (3 juin 2026)

Source

 

Données de santé et recherche

🏥 La loi de simplification de la vie économique, à travers son titre IX réforme le régime des données de santé et renforce le rôle de la CNIL en matière d’innovation et d’IA. (26 mai 2026)

Source

 

Diffamation et office du juge

⚖️ La Cour de cassation rappelle que le juge ne peut soulever d’office le contrôle de proportionnalité fondé sur l’article 10 de la CEDH pour écarter la responsabilité civile du prévenu qui n’a lui-même invoqué ni la bonne foi ni une atteinte disproportionnée à sa liberté d’expression. (12 mai 2026)

Source

Veille juridique – Corporate/ M&A

Loi de simplification de la vie économique : dispositions touchant au Corporate / M&A

 

  • La loi n°2026-403 dite « loi de simplification de la vie économique » est entrée officiellement en vigueur le 28 mai 2026.

 

  1. Simplification du dispositif d’information préalable des salariés

 

  • La nouvelle rédaction des articles L. 141-28 et L. 23-10-07 du Code de commerce supprime le dispositif d’information préalable des salariés, en cas de cession de fonds de commerce ou de plus de 50% du capital social, pour les entreprises de plus de 50 salariés dotées d’un CSE. L’information-consultation du CSE reste néanmoins requise.

 

  • S’agissant des entreprises de moins de 50 salariés, la nouvelle rédaction des articles L. 141-23 et L. 23-10-1 du Code de commerce réduit le délai d’information des salariés, qui passe de 2 mois à 1 mois avant la cession.

 

  • Le montant maximal de l’amende civile prévue à l’article L. 23-10-1 du Code de commerce et encourue par le chef d’entreprise en cas de non-respect du dispositif est abaissé de 2% à 0,5% du montant de la cession.

 

  • Ces nouvelles dispositions ne viendront s’appliquer qu’aux cessions conclues deux mois après la promulgation de la loi, soit à compter du 26 juillet 2026.

 

     2. Refonte des sanctions relatives aux déclarations des bénéficiaires effectifs

 

  • La refonte de l’article L. 574-5 du Code monétaire et financier supprime la peine d’emprisonnement de 6 mois encourue par les dirigeants ne fournissant pas, ou ayant fourni de manière incomplète ou inexacte, les informations relatives au Registre des Bénéficiaires Effectifs.
  • Cependant, la peine d’amende prévue à l’article L. 574-5 du Code monétaire et financier, venant sanctionner les faits précédemment énoncés, a été majorée de 7.500 euros à 200.000 euros.

 

J&Actu Tech & Data

[J&Actu Tech & Data]

La veille hebdo à ne pas manquer !

 

Sanctions et mise en conformité

⚖️ La CNIL sanctionne la société IQVIA d’une amende de 5 millions d’euros pour plusieurs manquements au RGPD liés à l’exploitation de données de santé.

(26 mai 2026)

Source

 

📦 La Commission européenne inflige une amende de 200 millions d’euros à Temu pour avoir manqué à ses obligations d’évaluation des risques liés aux produits illégaux sur sa plateforme, au titre du Digital Services Act (DSA). (28 mai 2026)

Source

 

Protection des données de santé

🏥 La CNIL met à jour ses méthodologies de référence MR-001 et MR-003 pour simplifier et renforcer la protection des données personnelles dans la recherche en santé. (26 mai 2026)

Source

 

Cybersécurité et gestion des incidents

🛡️ La CNIL publie un cas pratique fictif sur la gestion d’une cyberattaque chez un sous-traitant cloud afin d’illustrer les obligations de notification et d’information incombant à ce dernier en cas de violation de données à caractère personnel.

(27 mai 2026)

Source

 

🔐 L’ANSSI met à jour le référentiel PACS (Prestataires d’Accompagnement et de Conseil en Sécurité) en version 2.0 en créant deux niveaux de qualification pour mieux adapter les prestations de conseil en cybersécurité aux besoins des bénéficiaires. (21 mai 2026)

Source

 

Évolution du cadre réglementaire européen (RGPD et numérique)

🇪🇺 Le Contrôleur européen de la protection des données prononce son discours de clôture à la conférence CPDP 2026 (Conférence internationale sur l’informatique, la vie privée et la protection des données), appelant à une simplification du cadre réglementaire numérique qui préserve les principes fondamentaux du RGPD.

(22 mai 2026)

Source

 

Souveraineté numérique

🖥️ Le rapport du Conseil de l’intelligence artificielle et du numérique (CIANum) appelle la France et l’Europe à mieux coopérer entre acteurs publics et privés pour réduire leur dépendance aux géants étrangers du numérique en publiant 16 recommandations. (27 mai 2026)

Source

 

Conformité et gestion des données RH

📁 Le référentiel CNIL sur les durées de conservation RH, mis à jour le 20 mai 2026, intègre désormais le contrôle d’honorabilité comme traitement à part entière, avec ses propres règles de conservation et d’archivage.

Source

Newsletter – Droit public des affaires

1 – Projet de loi-cadre relatif au développement des transports

 

Adoption du projet de loi-cadre amendé par le Sénat

 

Le 28 avril 2026, après avis de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable et de la commission des finances, le Sénat a adopté à une large majorité (310 voix pour, 19 contre et 5 abstentions) le projet de loi-cadre du Gouvernement relatif au développement des transports, enrichi de 52 amendements.

 

Pour rappel, déposé au Sénat le 11 février 2025, le projet de loi-cadre avait été annoncé à l’issue de la conférence Ambition France transports en juillet 2025. Ce projet de loi-cadre, dite « principiel », a pour objectif principal la rénovation des réseaux de transport ainsi que la question de son financement (voir la veille de janvier 2026).

 

Le 29 avril 2026, le texte a été transmis en première lecture à l’Assemblée nationale et nous en présentons les principales mesures.

 

Mesures phares adoptées par le Sénat

 

– L’article 1er du projet de loi-cadre prévoit que les objectifs de l’État en matière d’infrastructures de transport (ferroviaires, routières, fluviales et portuaires) seront définis dans de futures lois de programmation couvrant au moins dix ans.

 

Sur ce point, les amendements adoptés par le Sénat ont apporté plusieurs précisions. Ils intègrent explicitement les infrastructures cyclables dans les infrastructures routières et rappellent que le réseau routier comprend les routes nationales, départementales, intercommunales et communales. Les sénateurs ont également souhaité que les futures lois de programmation prévoient clairement le financement des nouveaux projets d’infrastructures ainsi que des lignes de desserte fine du territoire. Enfin, une clause de revoyure a été ajoutée afin que ces lois soient réexaminées au plus tard cinq ans après leur entrée en vigueur.

 

– Le même article 1er prévoit par ailleurs que ces lois de programmation devront définir les investissements nécessaires pour renforcer la performance des réseaux, accompagner leur modernisation et adapter les infrastructures aux effets du changement climatique.

 

En effet, dans le prolongement de l’exposé des motifs, les sénateurs ont précisé que les investissements publics devaient être orientés en priorité vers la régénération, le développement et la modernisation des réseaux existants, afin de répondre aux enjeux de vétusté, de transition écologique et de performance des infrastructures. L’objectif n’est donc pas de multiplier les nouvelles infrastructures, mais de remettre à niveau les réseaux actuels.

 

– L’article 1er prévoit enfin que la première loi de programmation adoptée après l’entrée en vigueur du texte devra organiser l’affectation des recettes publiques provenant des concessions autoroutières au financement des infrastructures de transport.

 

Ces recettes n’étant toutefois pas disponibles immédiatement, la commission du développement durable a adopté un amendement précisant que la première loi de programmation devra prévoir les ressources nécessaires pour assurer, d’ici là, le financement des réseaux existants.

 

– L’article 5 propose de simplifier le recours aux financements privés en faveur de la modernisation du réseau ferroviaire.

 

A cet égard, le Sénat a adopté deux amendements prévoyant que le contrat de performance de SNCF Réseau aura vocation à fixer le niveau d’investissement nécessaire à la pérennisation du réseau.

 

– Le Sénat a également introduit un article 9 bis visant à réformer le cadre juridique relatif aux services numériques multimodaux (SNM), dans le contexte de l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire. Le dispositif prévoit de renforcer l’interopérabilité des systèmes de distribution en permettant à tout opérateur ferroviaire ou routier de commercialiser ses titres sur différentes plateformes de vente et à toute plateforme de distribuer les billets de l’ensemble des opérateurs de transport.

 

Cette évolution s’inscrit dans un mouvement plus large d’ouverture et d’intégration des services de mobilité. Elle s’inscrit notamment dans le cadre du paquet réglementaire que vient de présenter la Commission européenne le 13 mai dernier, qui vise à faciliter l’achat de billets uniques combinant plusieurs opérateurs ferroviaires sur une même plateforme. Elle fait également écho aux décisions rendues le 18 février 2026 par l’Autorité de régulation des transports (n°2026-013 et n°2026-014), enjoignant à Île-de-France Mobilités de permettre aux SNM de proposer des paniers d’achat intégrant plusieurs services de mobilité avec paiement unique. Dans ce contexte, SNCF Connect serait en France particulièrement exposée aux effets de cette réforme.

 

– L’article 10 vise à limiter les effets de l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire sur la desserte des villes moyennes situées sur des lignes moins rentables. Il prévoit que SNCF Réseau tienne compte des enjeux d’aménagement du territoire et puisse mettre en place des dispositifs incitatifs pour préserver ces dessertes.

 

La commission du développement durable a élargi ce dispositif en créant une procédure en cas de difficultés économiques persistantes pour un opérateur ferroviaire, afin qu’il puisse demander l’appui de l’État ou de la région pour continuer à assurer le service.

 

– L’article 11 précise et sécurise les conditions d’intervention de la Société des Grands Projets (SGP) dans les projets de services express régionaux métropolitains (Serm).

 

Le texte confirme d’abord l’évolution de la SGP, dont la mission ne serait plus limitée au seul Grand Paris Express. Elle pourrait désormais contribuer plus largement au développement des SERM sur l’ensemble du territoire national, en participant à leur financement, à leur coordination et en mettant son expertise technique et financière à disposition de l’État et des collectivités territoriales.

 

Le projet de loi assouplit par ailleurs les modalités d’intervention de la SGP dans les projets locaux de transport. Il permet d’une part sa désignation en tant que coordinatrice des maîtres d’ouvrage et facilite par ailleurs le transfert de la maîtrise d’ouvrage par une collectivité à la SGP afin de sécuriser et d’accélérer la conduite des projets de transport urbain et ferroviaire.

 

2 – Promulgation de la loi SVE

 

La Loi de simplification de la vie économique n°2026-403 (la « Loi SVE ») a été promulguée le 26 mai 2026 (JORF n°0122 du 27 mai 2026), à l’issue de près de deux années de débats parlementaires.

 

Cette réforme ambitionne de renforcer la compétitivité et l’attractivité économiques, d’alléger les contraintes administratives pesant sur les acteurs économiques et de simplifier les relations entre les entreprises et l’administration.

 

Le projet de loi, dont le texte de compromis a été adopté définitivement le 15 avril 2026 par la Commission mixte paritaire, comportait initialement 84 articles. Saisi à l’issue du vote parlementaire, le Conseil constitutionnel, dans sa décision n° 2026-903 DC du 21 mai 2026, a toutefois censuré 25 articles, relevant notamment un certain nombre de cavaliers législatifs.

 

Les dispositions relatives au droit de la commande publique ont en revanche été intégralement préservées et sont synthétisées dans notre Newsletter.

 

Mesures phares en matière de commande publique

 

Dans un titre III « Faciliter l’accès de toutes les entreprises à la commande publique », la loi SVE prévoit plusieurs mesures de simplification de la commande publique.

 

Généralisation de la dématérialisation de la plateforme Place

 

L’article 12 de la loi SVE vise à faciliter l’accès à la commande publique en prévoyant que, d’ici 2030, l’ensemble des marchés publics de l’État, de ses opérateurs, des établissements hospitaliers et des organismes de sécurité sociale seront centralisés sur la plateforme unique « Place ».

 

Modification des plafonds de dispense de publicité et de mise en concurrence préalables pour les marchés publics de travaux et les achats innovants

 

L’article 13 de la loi prévoit, à partir du 1er janvier 2027, que les acheteurs pourront conclure un marché de travaux sans publicité ni mise en concurrence préalables, par référence au seuil de procédure formalisée applicable aux marchés de fournitures et de services passés par les autorités publiques centrales agissant en tant que pouvoirs adjudicateurs.

 

En conséquence, cette disposition relève le seuil national actuellement fixé à 100 000 € HT pour les marchés de travaux sans publicité ni mise en concurrence, afin de l’aligner sur le seuil européen applicable aux marchés de fournitures et services des autorités publiques centrales, soit 143 000 € HT pour la période 2026-2027.

 

De la même manière, en application de l’article 16 de la loi, le plafond applicable aux marchés de solutions innovantes conclus sans publicité ni mise en concurrence sera aligné sur ce seuil à compter du 1er juillet 2026. Les acheteurs pourront ainsi conclure des marchés innovants de travaux, fournitures ou services pour répondre à un besoin inférieur à 143 000 € HT.

 

Elargissement de la SEMOP

 

L’article 18 insère un nouvel alinéa à l’article L. 2152-7 du code de la commande publique, lequel prévoit qu’un marché peut être attribué à une société constituée ou en cours de formation entre l’acheteur et le ou les soumissionnaires déclarés attributaires et, le cas échéant, un tiers investisseur, si les documents de la consultation le prévoient. Cette société est constituée pour une durée limitée en vue de la conclusion et de l’exécution de ce marché. Un alinéa similaire a été ajouté à l’article L. 3124-5 du CCP s’agissant des contrats de concession.

 

Outre la consécration de la possibilité d’intégrer un tiers investisseur au sein d’une SEMOP, ces dispositions ouvrent aux acheteurs la faculté de recourir à ce dispositif, jusqu’alors réservé aux collectivités territoriales.

 

Assouplissement du régime d’exécution des VEFA publiques

 

L’article 20 de la loi fait basculer les VEFA publiques dans le régime des « contrats exclus» de la commande publique, au même titre que les VEFA privées.

 

Abandon de l’article 5 prévoyant l’unification des contentieux de la commande publique au profit de la compétence du juge administratif

 

L’article 5 du projet de loi envisageait de qualifier d’administratifs l’ensemble des contrats de la commande publique, à l’exception des marchés relevant du livre V de la deuxième partie du code de la commande publique (« Autres marchés publics ») et des contrats de concession relevant du livre II de la troisième partie du même code (« Autres contrats de concession »).

 

Dans son avis du 22 avril 2024 (n° 408246), le Conseil d’État avait considéré qu’une telle mesure ne se heurtait à aucun obstacle juridique. Il avait toutefois relevé que la répartition actuelle du contentieux engendrait rarement des difficultés relatives à la détermination du juge compétent ou des divergences d’interprétation entre les deux ordres de juridiction. Il avait également attiré l’attention sur les difficultés susceptibles d’en résulter pour certains acheteurs et leurs cocontractants, dont une partie de l’activité continuerait de relever du juge administratif et l’autre du juge judiciaire.

 

Sur le fondement de ces considérations et des incertitudes quant à l’application du régime de droit administratif aux organismes de droit privé (CCAG, garantie décennale, jurisprudences, pénalités, etc.), cette mesure a été supprimée en première lecture au Sénat.

 

3 – Projet de modification des lignes directrices sur les aides publiques en faveur des aéroports et des compagnies aériennes

 

– La Commission européenne a lancé, le 11 mai 2026, une consultation publique sur son projet de nouvelles lignes directrices relatives aux aides d’Etat dans le secteur du transport aérien. Cette réforme marque une évolution importante du cadre européen applicable aux soutiens publics accordés aux compagnies aériennes et aux aéroports.

 

– Depuis la libéralisation du marché aérien, les lignes directrices de 1994, révisées en 2005 puis en 2014, encadrent les aides compatibles avec l’article 107 TFUE, qui prohibe les aides d’État faussant la concurrence. Elles autorisent notamment certaines aides aux aéroports, les compensations liées aux obligations de service public (OSP) ainsi que les aides au lancement de nouvelles liaisons aériennes.

 

– Le principal changement envisagé par la Commission réside dans la suppression des aides au démarrage destinées à soutenir l’ouverture de nouvelles lignes aériennes. Jusqu’à présent, ces aides pouvaient financer jusqu’à 50% des redevances aéroportuaires pendant trois ans afin de favoriser la connectivité régionale et le développement des petits aéroports. À l’avenir, les compagnies aériennes devraient assumer seules les risques économiques liés au lancement de nouvelles lignes.

 

–  Les possibilités de soutien public seraient ainsi recentrées sur deux mécanismes : les obligations de service public, permettant de garantir la desserte de territoires isolés ou faiblement connectés, et les aides à caractère social bénéficiant directement aux passagers (étudiants, personnes âgées, personnes en situation de handicap, ménages modestes ou habitants de régions éloignées). Ce régime demeure particulièrement important pour certaines dessertes stratégiques, comme les liaisons entre la Corse et Paris exploitées par Air France et Air Corsica.

 

4 – L’inapplicabilité des dispositions du code de commerce relatives à la rupture des relations commerciales établies en cas de résiliation d’un contrat administratif

 

CAA Paris 2 avr. 2026 Entropia Conseil n° 25PA02137

 

– Reconnaissance par le juge administratif de l’incompatibilité du régime prévu par le code de commerce en matière de rupture des relations commerciales établies avec celui exorbitant des contrats administratifs. L’invocation du 5° du I de l’article L. 442-6 du code de commerce, désormais codifié à l’article L. 442-1, ne peut prospérer en pareilles circonstances.

 

– En l’espèce, la société Entropia Conseil avait saisi le Tribunal administratif de Paris en soutenant que SNCF Réseau avait mis fin aux relations commerciales établies en méconnaissance de l’article L. 442-6, I, 5° (ancien) du Code de commerce, qui prohibe la rupture brutale des relations commerciales sans préavis suffisant. Elle sollicitait, à ce titre, l’indemnisation de son préjudice, correspondant notamment à la perte de marge brute ainsi qu’aux coûts liés au licenciement de son personnel. 

 

Le Tribunal administratif ayant rejeté sa demande, l’entreprise a interjeté appel sur les mêmes fondements.

 

Considérant d’une part, que les contrats qui liaient SNCF Réseau et la société Entropia Conseil comportaient des clauses relevant de régime exorbitant des contrats administratifs et d’autre part, que SNCF Réseau s’était bornée à mettre en œuvre la faculté de résiliation unilatérale qui lui était offerte par ce régime, la Cour administrative d’appel de Paris a jugé que l’appelante n’était pas fondée à invoquer les dispositions précitées du code de commerce.

 

 

 

Géraldine Lepeytre pour Sports Stratégies

Le contrat de travail intermittent dans la convention collective nationale du sport : un outil de flexibilité pour l’embauche des enseignants de tennis au sein des clubs

 

Les clubs de tennis se caractérisent par une forte variabilité de leur activité. Saisonnalité, dépendance aux adhésions, conditions climatiques ou encore organisation de compétitions ou de stages influent directement sur les besoins en encadrement. Dans ce contexte, le recours au contrat à durée déterminée s’avère souvent inadapté ou juridiquement risqué.

 

La Convention Collective Nationale du Sport prévoit un dispositif spécifique : le contrat de travail à durée indéterminée intermittent (CDII). Ce contrat constitue un outil juridique particulièrement pertinent pour répondre aux besoins de flexibilité des clubs de tennis, en permettant de pourvoir des postes permanents sans recourir à la succession de CDD précaires tout en sécurisant les relations de travail.

 

I. Le cadre juridique du CDII dans la convention collective du sport

 

Le contrat à durée indéterminée intermittent est un contrat destiné à pourvoir des emplois permanents comportant une alternance de périodes travaillées et non travaillées, avec un encadrement légal (articles L.3123-34, L.3121-36 et L.3123-38 du Code du travail) et conventionnel spécifique (articles 4.5.1 à 4.5.3 de la CCNS) garantissant pour les enseignants de tennis notamment une stabilité d’emploi et des droits proches de ceux d’un salarié sous contrat à durée indéterminée classique.

 

Il se distingue du contrat à durée indéterminée classique en ce qu’il repose sur une logique d’intervention ponctuelle ou irrégulière, tout en s’inscrivant dans une relation de travail suivie.

 

Le recours au CDII est conditionné à :

    • l’existence d’un emploi éligible limitativement listé par la Convention Collective du Sport notamment un emploi lié à l’animation, l’enseignement, l’encadrement et l’entrainement des activités physiques et sportives,
    • l’existence d’un besoin non permanent ou fluctuant,
    • l’impossibilité de recourir efficacement à un CDI classique.

 

La Convention collective du sport exige que le contrat intermittent mentionne :

    • la durée annuelle minimale dans la limite de 36 semaines (avec dérogation possible moyennant majoration),
    • les périodes de travail,
    • la répartition des heures de travail à l’intérieur de ces périodes,
    • les conditions de modification de ces périodes et la date de début du cycle annuel, permettant au salarié de connaître à l’avance ses périodes d’activité et d’inactivité.

 

II. Un outil particulièrement adapté aux clubs de tennis

 

Les clubs de tennis connaissent de fortes fluctuations d’activité durant l’année liées au rythme scolaire, aux compétitions, aux animations sportives, mais également à la variation du nombre d’adhérents ainsi qu’à la météo pour les structures extérieures.

 

Le volume horaire peut ainsi varier significativement au cours de l’année.

 

Le recours à des enseignants indépendants ou auto-entrepreneurs est fréquent dans les clubs, mais juridiquement fragile (risque de requalification en contrat de travail, redressement URSSAF pour travail dissimulé) notamment lorsque ces enseignants intègrent un service organisé.

 

Le CDII permet :

    • d’ajuster le volume de travail aux besoins réels du club ;
    • d’éviter la rigidité d’un CDI à temps plein ou partiel : la Cour de cassation souligne que, juridiquement, « le travail intermittent se distingue du travail à temps partiel en ce qu’il est destiné à pourvoir des emplois permanents comportant une alternance entre périodes travaillées et périodes non travaillées » (Cour de cassation, 2 mars 2016, 14-23.009 et 14-23.216). Cette qualification autonome a pour conséquence que les règles contraignantes du temps partiel (par exemple celles relatives à la modification automatique de l’horaire contractuel en cas d’heures complémentaires fréquentes) ne s’appliquent pas aux contrats intermittents,
    • de sécuriser juridiquement des situations parfois gérées de manière informelle.

 

III. Les avantages et limites du CDII pour les clubs de tennis

 

Le CDII présente plusieurs atouts majeurs :

    • Flexibilité : adaptation fine aux besoins réels du club
    • Sécurité juridique pour les deux parties : cadre conventionnel clair
    • Attractivité pour l’enseignant : statut salarié plus protecteur que celui du prestataire (accès à la protection sociale salariée) ; droits identiques à ceux des salariés à temps complet (durée, lissage de la rémunération, congés)
    • Gestion du calendrier simplifiée : possibilité de planifier des interventions discontinues.

 

Le CDII nécessite néanmoins une mise en œuvre rigoureuse :

    • Respect strict des conditions de recours
    • Rédaction soignée et précise du contrat (durée, missions, volume horaire)
    • Gestion administrative légèrement plus lourde que pour un prestataire de services

 

CONCLUSION

 

Le CDII prévue par la Convention Collective du Sport constitue un outil juridique pertinent pour les clubs de tennis souhaitant concilier flexibilité organisationnelle et sécurité juridique.

 

En offrant un contrat à durée indéterminée articulé autour d’une alternance de périodes travaillées et non travaillées, avec une durée annuelle minimale garantie, un possible lissage de la rémunération et des droits assimilés à ceux d’un salarié à temps complet, il répond aux réalités du terrain tout en offrant un cadre protecteur pour les salariés.

 

Son utilisation doit toutefois s’inscrire dans une stratégie RH maîtrisée, respectueuse des règles conventionnelles et du droit du travail.

 

Utilisé à bon escient, le CDII peut devenir un levier structurant pour le développement des clubs, en professionnalisant la gestion de l’encadrement sportif par une fidélisation du corps enseignant.