J&Actu Tech & Data

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La veille hebdo à ne pas manquer !

 

Protection des mineurs et plateformes numériques

  • EU KIDS Act : la Commission européenne propose de limiter l’accès des mineurs aux réseaux sociaux

📱 La Commission européenne propose d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 13 ans et de fixer à 15 ans l’âge minimal pour ouvrir seul un compte, tout en imposant aux services en ligne utilisés par les mineurs des exigences de sécurité dès la conception, notamment concernant les fonctionnalités addictives, le profilage et les compagnons d’IA. (17 septembre 2026)

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Protection des données personnelles

  • L’autorité de protection des données personnelles de Hambourg alerte sur les risques liés aux lunettes connectées Ray-Ban Meta

⚠️ À l’issue d’un examen des Ray-Ban Meta AI Glasses, l’autorité de protection des données personnelles de Hambourg considère que l’enregistrement de personnes extérieures au cercle familial ou amical sera généralement illicite faute de pouvoir recueillir un consentement éclairé dans des conditions suffisamment transparentes. Elle relève également l’absence, en principe, de base juridique pour l’utilisation des données par Meta à des fins d’entraînement de l’IA.

(10 septembre 2026)

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  • Prospection commerciale : l’avocat général de la CJUE précise les conditions d’un consentement valable

📩 Dans l’affaire Groupe Canal+ (C-317/25), l’avocat général estime qu’un consentement donné pour recevoir des communications commerciales de la part des « partenaires » d’une entreprise n’est valable que si leur identité est connue de la personne concernée ; à défaut, un nouveau consentement doit être recueilli avant la prospection. (17 septembre 2026)

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Cybersécurité

  • Cyber Resilience Act : les obligations de notification entrent en application

🚨 Depuis le 11 septembre 2026, les fabricants de produits comportant des éléments numériques doivent notifier les vulnérabilités activement exploitées et les incidents graves de sécurité, via la plateforme unique mise en place par l’ENISA, avec notamment une alerte précoce sous 24 heures et une notification complète sous 72 heures. (11 septembre 2026)

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La veille hebdo à ne pas manquer !

 

Protection des données sensibles

  • La CNIL sanctionne l’Hôpital Privé de la Loire à hauteur de 500 000 €

🔒 La CNIL sanctionne l’Hôpital Privé de la Loire d’une amende de 500 000 euros pour des mesures de sécurité insuffisantes ayant permis l’accès aux données de plus de 500 000 patients, ainsi que pour avoir omis d’informer certains tiers concernés par la violation de données. (3 septembre 2026)

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  • L’autorité irlandaise sanctionne le Health Service Executive

🏥 L’autorité irlandaise de protection des données sanctionne le Health Service Executive à la suite de manquements au RGPD concernant la conservation et la sécurisation de dossiers médicaux contenant des données particulièrement sensibles. (Actualité du 3 septembre 2026 – Décision du 28 août 2026)

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RGPD et droits des personnes

  • La CNIL inflige une amende de 300 000 € à EXTIA pour non-respect du droit à l’effacement

🗑️ La CNIL sanctionne la société EXTIA d’une amende de 300 000 euros pour plusieurs manquements au RGPD concernant notamment le traitement des demandes d’effacement et l’information des personnes sur les suites données à leurs demandes. (9 septembre 2026)

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  • Facturation électronique : la CNIL précise les enjeux en matière de protection des données

🧾 À la suite de l’entrée en vigueur de la réforme de la facturation électronique le 1er septembre 2026, la CNIL précise les obligations des entreprises et des plateformes agréées en matière de minimisation, sécurité, conservation et réutilisation des données personnelles traitées dans le cadre de la facturation.

(10 septembre 2026)

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Cybersécurité post-quantique

  • Cryptographie post-quantique : bilan de la consultation sur la feuille de route européenne

⚛️ La Commission européenne publie les résultats de la consultation sur la feuille de route européenne pour la transition vers la cryptographie post-quantique, les répondants soulignant notamment l’importance d’un calendrier clair, d’une approche fondée sur les risques et de la crypto-agilité. (2 septembre 2026)

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Intelligence artificielle et plateforme numérique

  • Des chauffeurs Uber engagent une action collective contre son système de rémunération algorithmique

🚗 Une action collective a été engagée aux Pays-Bas au nom d’environ 240 000 chauffeurs Uber en Europe, qui contestent l’utilisation de l’intelligence artificielle par la plateforme pour déterminer leur rémunération et l’attribution des courses, notamment au regard des règles du RGPD relatives au profilage et aux décisions automatisées. (2 septembre 2026)

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Pierre-Eliott Blum et Blaise Deltombe pour Sport Stratégies

Places attribués aux salariés provenant des droits marketings : attention au traitement social et fiscal

Dans le cadre de leurs partenariats, les fédérations sportives ou clubs commercialisent des prestations agrégeant visibilité publicitaire, accueil en loges et billetterie. Lorsque tout ou partie des places incluses dans ces partenariats est ensuite attribuée aux salariés du sponsor, l’URSSAF est tentée d’y voir un avantage en nature à réintégrer dans l’assiette des cotisations. Si le cadre juridique paraît a priori favorable à cette qualification(1), il existe des moyens de défense pour l’employeur(2).

 

Un cadre juridique à priori défavorable à l’employeur…

L’article L. 242-1 CSS inclut dans l’assiette des cotisations toutes les sommes versées au salarié « en contrepartie ou à l’occasion du travail, y compris les avantages en nature ». La jurisprudence applique cette règle de longue date pour tous biens, services ou prestations à valeur marchande remis gratuitement au salarié (place de match, voyage d’agrément, ou par le passé fourniture de charbon ou d’un vélomoteur).

 

En outre, l’administration retient que l’avantage résultant pour le salarié de la remise de bons d’achat par le CSE (ou par l’employeur en l’absence de CSE) peut être négligé lorsque sa valeur est faible (5 % du PMSS – 200 € en 2026)(3). Même si la Cour de cassation a pu contester cette règle relevant d’une circulaire dépourvue de toute portée normative(4), l’URSSAF maintient cette exonération qu’elle a porté à 25 % du PMSS à l’occasion de la coupe du monde de rugby et des JO de Paris 2024 (966 € à l’époque).

 

En matière d’impôt sur le revenu, les avantages en nature consentis par l’employeur constituent, pour le salarié bénéficiaire, un complément de traitement imposable. Leur évaluation est désormais alignée sur les règles de sécurité sociale, quel que soit le niveau de rémunération du bénéficiaire(5). Dès lors, les places de match attribuées à un salarié pour son usage personnel devraient être intégrées dans son revenu imposable dans les mêmes conditions que dans l’assiette sociale.

 

… Même en cas d’interposition d’un tiers

On pourrait soutenir que la fédération ou le club, et non l’employeur, attribue matériellement la place. Cependant, la deuxième chambre civile tranche au visa de l’article L. 242-1 CSS(6) que « la circonstance selon laquelle [le bien] est mis à la disposition de salariés par l’intermédiaire d’un tiers ne saurait faire obstacle à la constatation d’un avantage en nature, lorsque l’attribution résulte de l’appartenance des salariés à l’entreprise ».

 

Si l’URSSAF établit la mise à disposition, il appartient ensuite à l’employeur de démontrer que celle-ci est « exclusive de tout avantage en nature ». Par ailleurs, l’article L. 242-1-4 CSS prévoit que « toute somme ou avantage alloué à un salarié par une personne n’ayant pas la qualité d’employeur en contrepartie d’une activité accomplie dans l’intérêt de ladite personne est une rémunération assujettie aux cotisations ».

 

Et la jurisprudence rendue au visa de cet article retient une lecture extensive de la notion d’« activité dans l’intérêt » du tiers, dès lors que les bénéficiaires occupent des fonctions opérationnelles, sans qu’il soit besoin d’établir une influence directe sur la relation commerciale.(7)

 

Les moyens de défense : la notion d’utilisation privative et contrôle de l’URSSAF

Selon la doctrine administrative(8), lorsque l’employeur met à disposition de ses salariés un bien ou un service nécessaire à l’exercice de leur mission qui est également utilisable à titre privé, l’avantage en nature résultant de cette utilisation privative doit être évalué et réintégré dans l’assiette des cotisations.

 

La Cour de cassation semble alignée sur cette règle(9) en jugeant que « le fait que l’employeur tire profit d’une dépense engagée par un salarié ne peut suffire à conférer à celle-ci le caractère de frais professionnels » (pour un cas de frais médicaux et de transport « exposés par les salariés afin d’optimiser leurs performances sportives dans leur intérêt et dans celui de leur employeur » qui constituent des frais personnels et qualifiés d’avantage en nature).

 

Les modalités d’évaluation de l’avantage ou l’application d’un forfait sont dans certains cas prévus par la réglementation en vigueur (véhicule ou logement par ex.). Dans d’autres cas, il revient à l’employeur d’évaluer l’avantage en nature (fonction de la durée d’utilisation et du tarif de référence du bien ou du service), le cas échéant en vérifiant cette évaluation au moyen d’un rescrit auprès de l’URSSAF.

 

La logique professionnelle

En pratique, les partenariats peuvent être mobilisés selon une logique de relations publiques : la place ne fonctionne alors pas comme un cadeau au salarié et ne relève a priori pas d’un usage privé, mais constitue un instrument de travail au profit du commercial ou du dirigeant qui invite des clients, prospects ou partenaires à un événement.

 

Dès lors qu’elles constituent des dépenses de relations publiques exposées de manière exceptionnelle, dans l’intérêt de l’entreprise, elles devraient être exclues de l’assiette des cotisations et ne pas caractériser, pour le salarié concerné, un avantage personnel imposable, sous réserve d’en justifier par une documentation rigoureuse (liste des invités, fonction commerciale du salarié invitant, rattachement à un compte client ou à une opération commerciale, compte rendu d’opération, politique interne écrite, conservation des invitations)(10).

 

La qualification retenue ne pourra, en pratique, être utilement défendue qu’à la condition de conserver une traçabilité précise de l’utilisation des places et de leur traitement comptable, en cas de contrôle fiscal ou URSSAF.

 

Par analogie, l’administration retient que les dépenses engagées à l’occasion de voyages d’affaires (ou de stimulation, séminaires, formations, etc.) – hors exercice normal de la profession – constituent des frais lorsqu’elles sont dûment justifiées par l’organisation et la mise en œuvre d’un programme de travail et l’existence de sujétions particulières pour le salarié dont l’employeur doit justifier(11). Si ce voyage présente un caractère professionnel prépondérant, aucun avantage en nature ne doit être retenu, même pour la fraction correspondant à l’agrément (inférieure à la moitié du temps)(12).

 

À l’inverse, lorsque les billets sont attribués à titre de cadeau ou plus largement pour un usage de loisir, le salarié ne peut plus être regardé comme intervenant pour le compte de l’entreprise. Les places constituent alors un avantage en nature, devant être traité comme tel en paie et à l’impôt sur le revenu.

 

Conclusion

Si la jurisprudence confirme la rigueur du contrôle URSSAF sur la qualification d’avantage en nature y compris via un tiers, elle exige symétriquement de l’organisme de recouvrement, une démonstration in concreto de l’avantage personnel.

 

L’enjeu pour l’employeur est donc moins de débattre du principe que de structurer en amont une politique d’utilisation des partenariats traçable, distinguant les places mobilisées au titre des relations publiques de celles, résiduelles, qui s’apparenteraient à un cadeau et resteront alors, à juste titre, soumises à cotisations et fiscalité.

 

1 Cass. soc. 26-9-1991 n° 89-14.640 ; BOSS-AN-1490 s.
2 Cass. soc. 8-1-1976 n° 74-13.335; Cass. soc. 3-12- 1980 n° 79-14.171
3 Circ. Acoss 24 du 21-3-2011 ; Doc. Urssaf du 12-6- 2025
4 Cass. soc. 30-3-2017 n° 15-25.453
5 CGI, art. 82, al. 2 ; BOI-RSA-BASE-20-20, n° 10 s.
6 Cass. 2e civ., 9-1-2025, n° 21-25.916 (cf. not. § 6, 7 et 9).
7 Cass. 2e civ., 15-5-2025, n° 23-12.263 ; Cass. 2e civ., 30 nov. 2023, n° 22-10.671 ; Crim. 13-5-2014, 13-81.240 Nike / PSG.
8 BOSS-AN-1230
9 Cass. 2e civ. 31-3-2016 n° 15-12.364
10 CA Paris, 6-1-2023, n°21/04286
11 BOSS-FP-1490
12 BOSS-FP-1520

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J&Actu Tech & Data – Août 2026

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Intelligence artificielle

  • IA Act : de nouvelles obligations de transparence deviennent applicables

🤖 De nouvelles dispositions de l’AI Act sont devenues applicables à compter du 2 août 2026, notamment les obligations de transparence imposant d’informer les utilisateurs lorsqu’ils interagissent avec certains systèmes d’IA ou sont exposés à des contenus générés ou manipulés par une IA. (2 août 2026)

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  • IA : la CNIL améliore son outil de traçabilité des modèles publiés en open source

🧩 La CNIL met à jour son démonstrateur permettant de retracer la généalogie des modèles d’IA publiés en source ouverte, afin notamment de mieux identifier les modèles dont ils sont dérivés. (26 août 2026)

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RGPD

  • Droit à l’effacement : la CNIL précise les règles applicables aux articles de presse en ligne

🗞️ La CNIL précise les conditions dans lesquelles une personne peut demander la suppression des données la concernant figurant dans un article de presse en ligne, en rappelant que les médias doivent mettre en balance le droit à la protection des données et la liberté d’expression et d’information. (5 août 2026)

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  • La CNIL précise les situations de conflits d’intérêts liées à la fonction de DPO

⚠️ La CNIL rappelle les règles permettant d’identifier et de prévenir les conflits d’intérêts susceptibles d’affecter le délégué à la protection des données lorsqu’il exerce d’autres fonctions au sein d’un organisme. (10 août 2026)

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  • Décisions automatisées : Uber sanctionné de près de 825 M€

💸 L’autorité néerlandaise de protection des données, en coopération avec la CNIL, sanctionne Uber à hauteur de 824,99 millions d’euros pour des décisions entièrement automatisées produisant des effets significatifs sur des chauffeurs, notamment des désactivations de comptes, en violation de l’article 22 du RGPD. (24 août 2026)

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Usages numériques

  • Outils collaboratifs dans l’enseignement : la CNIL rappelle les règles applicables

💻 La CNIL publie des recommandations à destination des établissements scolaires utilisant des outils collaboratifs en ligne, en insistant notamment sur la protection des données des élèves et le choix des solutions et des prestataires.

(24 août 2026)

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Régulation des plateformes

  • DSA : ChatGPT, Reddit et Roblox désignés comme très grandes plateformes ou moteur de recherche

🏛️ La Commission européenne désigne ChatGPT comme très grand moteur de recherche en ligne et Reddit et Roblox comme très grandes plateformes en ligne au titre du DSA, les soumettant ainsi aux obligations renforcées applicables aux services comptant plus de 45 millions d’utilisateurs mensuels dans l’Union européenne. (31 août 2026)

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Veille juridique – Droit public des affaires – Août 2026

Contrôle des investissements étrangers en France (IEF) : une extension discrète mais importante

 

Le décret n°2026-718 et l’arrêté du 30 juillet 2026 (publiés au JORF du 2 août 2026) viennent combler une zone grise du dispositif relatif aux investissements étrangers en France (IEF).

 

L’article R. 151-2 du Code monétaire et financier soumettait déjà à autorisation le franchissement du seuil de 10 % des droits de vote d’une société française cotée par un investisseur non européen. Mais jusqu’ici, la notion de « marché réglementé » n’était pas précisée pour ce cas de figure, ce qui laissait planer une incertitude sur le traitement des sociétés cotées uniquement à l’étranger. Le nouveau décret les insère désormais dans son champ d’application.

 

Par ailleurs, les « marchés règlementés » sont listés comme suit :

  • ceux de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen ;
  • ceux de pays tiers bénéficiant d’une décision d’équivalence de la Commission européenne ; et
  • une liste spécifique de 6 places boursières : London Stock Exchange, SIX Swiss Exchange, Toronto Stock Exchange, Singapore Exchange, Japan Exchange et Korea Exchange.

 

Conséquence pratique : une société française cotée seulement à Londres, Toronto ou Tokyo entre désormais explicitement dans le champ du contrôle IEF dès qu’un investisseur non européen franchit 10 % des droits de vote.

 

À noter : les seuils eux-mêmes (25 % pour la prise de contrôle, 10 % pour le franchissement dans les sociétés cotées) restent inchangés — c’est le périmètre géographique du contrôle qui s’élargit.

 

Ce décret entrera en vigueur le 11ᵉ jour ouvré suivant la publication, soit à la mi-août 2026.

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La veille hebdo à ne pas manquer !

 

RGPD : confirmation d’une amende de 13 millions d’euros contre Österreichische Post

⚖️ La Cour administrative suprême autrichienne confirme une amende de 13 millions d’euros infligée à Österreichische Post pour le traitement illicite de données relatives aux affinités politiques et rappelle qu’un responsable de traitement ne peut s’exonérer de sa responsabilité en se fondant sur une interprétation juridique manifestement erronée du RGPD. (16 juillet 2026)

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Intelligence artificielle

🇪🇺 La Commission européenne publie des lignes directrices destinées à accompagner les fournisseurs et les déployeurs de systèmes d’IA dans l’application des obligations de transparence prévues par l’AI Act, applicables à compter du 2 août 2026. (20 juillet 2026)

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Cyber Resilience Act : l’ANSSI précise la procédure de notification des organismes notifiés

🛡️L’ANSSI publie les modalités de notification des organismes chargés d’évaluer la conformité de certains produits numériques au Cyber Resilience Act (CRA), marquant une nouvelle étape dans la mise en œuvre du règlement européen sur la cyberrésilience. (21 juillet 2026)

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JOFFE & ASSOCIÉS – Saison 2026, épisode 1

Un semestre en mouvement

 

Ce premier semestre 2026 a été dense pour Joffe & Associés : de nouveaux talents nous ont rejoints, de beaux dossiers ont été menés à bien, nos équipes ont pris la parole, décrypté l’actualité juridique et porté ensemble de nombreux projets auprès des étudiants comme autour d’initiatives solidaires.

 

Le reste se raconte mieux en images et en temps forts.
Très belle lecture et un bel été à toutes et à tous.

 

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Intelligence artificielle

⚖️ Vingt-six salariés de Meta accusent le groupe d’avoir utilisé des outils d’intelligence artificielle dans le cadre de licenciements qui auraient ciblé de manière disproportionnée des employés malades, en situation de handicap ou en congé. (15 juillet 2026)

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📚 Le CSPLA publie un rapport sur la protection par le droit d’auteur des contenus générés à l’aide de l’intelligence artificielle et précise les conditions dans lesquelles ces productions peuvent être considérées comme des œuvres protégées.

(16 juillet 2026)

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🔒 La CNIL et le Conseil de l’IA et du Numérique publient une note sur les enjeux de l’IA agentique pour la protection des données personnelles, soulignant notamment les risques liés à la multiplication des sources de données, aux mémoires persistantes et à l’hyperpersonnalisation des profils utilisateurs.

(20 juillet 2026)

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Données personnelles et régulation numérique

📧 L’Autorité belge de protection des données (APD) rappelle que le « soft opt-in » permet à une entreprise de prospecter par e-mail ses clients pour des produits ou services similaires sans recueillir leur consentement, sous réserve que le client puisse s’y opposer gratuitement et facilement. (16 juillet 2026)

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🤝 Le CEPD appelle à la création d’une base juridique claire permettant le partage d’informations entre les différentes autorités chargées de l’application des réglementations numériques, afin de renforcer leur coopération tout en garantissant la protection des données personnelles. (20 juillet 2026)

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📩 La CNIL publie une FAQ à destination des professionnels afin de préciser les modalités d’application de sa recommandation sur les pixels de suivi dans les courriers électroniques, notamment concernant le champ d’application, le recueil du consentement et les responsabilités des différents acteurs. (22 juillet 2026)

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DSA et régulation des plateformes

💶 La Commission européenne inflige à AliExpress une amende de 550 millions d’euros pour plusieurs manquements au règlement sur les services numériques (DSA), concernant notamment la gestion des risques liés aux produits illicites et la transparence de la plateforme. (19 juillet 2026)

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Veille juridique – Droit public

1. Régulation – Transports ferroviaires

 

Ouverture à la concurrence du transport ferroviaire : l’Autorité de la concurrence appelle à consolider les conditions d’un marché concurrentiel

Observations de l’Autorité de la concurrence (ADLC) sur le rapport de l’ART relatif à l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire

 

Dans le cadre de sa mission de suivi de l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire, l’Autorité de Régulation des Transports (ART) a publié un rapport dressant un état des lieux de la mise en œuvre de la libéralisation du secteur, engagée progressivement depuis 2020 pour les services ferroviaires de voyageurs. Il analyse notamment l’arrivée de nouveaux opérateurs, les conditions d’accès au réseau ferré national et les freins persistants au développement de la concurrence.

 

Dans ses propres observations, l’Autorité de la concurrence (ADLC) salue les avancées réalisées mais souligne la nécessité de poursuivre les réformes afin de garantir une concurrence effective. Elle insiste notamment sur la nécessité de garantir un accès transparent et non discriminatoire au réseau ferroviaire, ainsi que sur l’importance d’un cadre tarifaire et réglementaire permettant aux nouveaux opérateurs de se développer face à l’opérateur historique.

 

2. Contrats publics

 

  • La reprise en régie d’un service public peut constituer un motif d’intérêt général justifiant la résiliation du contrat de concession

CE 6 juill. 2026 Sté Golden star n°507234, aux T. du Rec. CE

 

La volonté d’une commune de reprendre en régie l’exploitation d’un café-culture afin de mettre en œuvre un nouveau projet culturel constitue un motif d’intérêt général justifiant la résiliation de la convention de délégation de service public.

 

  • L’indemnisation du candidat évincé semble désormais plafonnée

CAA Versailles 11 mai 2026 société Vert Marine n°23VE02190

 

Sauf pour les contrats de courte durée ne présentant aucun risque particulier d’exécution, l’indemnisation du candidat irrégulièrement évincé d’un contrat public est désormais limitée à la moitié du bénéfice net escompté. Cette solution restreint ainsi fortement la portée du principe de réparation intégrale du préjudice subi par le candidat évincé.

 

3. Urbanisme

 

  • La naissance d’un permis tacite est exclue lorsque la décision de refus a été régulièrement notifiée dès la première présentation du pli recommandé

Cass Crim 30 juin 2026 M. I. n° 25-85.934, au Bulletin

 

Une décision accordant ou refusant un permis de construire est réputée notifiée à la date de la première présentation de la lettre recommandée avec demande d’avis de réception à l’adresse indiquée par le demandeur. Cet arrêt s’inscrit ainsi dans le prolongement de la jurisprudence administrative relative à la date de notification des décisions administratives.

 

  • La démolition d’un ouvrage construit en violation des règles d’urbanisme peut être différée d’un an afin de préserver le droit au respect du domicile

Cass Civ 3 25 juin 2026 M. T. n°22-13.550, au Bulletin

 

Si le juge des référés peut ordonner toute mesure nécessaire pour faire cesser un trouble manifestement illicite résultant de travaux irréguliers, il doit veiller à ce que cette mesure ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale et du domicile. Ainsi, la démolition et l’enlèvement des constructions doivent être différés d’un an en raison de la situation personnelle de l’intéressé, âgé de 76 ans, installé sur les lieux depuis plusieurs années et souffrant de problèmes de santé.

 

  • Autorisations d’urbanisme : le maire n’est pas tenu de se déporter en l’absence d’intérêt personnel caractérisé

CE 29 juin 2026 Rockwool France n°496823, aux T. du Rec. CE

 

Bien que le maire soit compétent pour délivrer les autorisations d’urbanisme, il doit se déporter lorsqu’il est personnellement intéressé par le projet (art. L. 422-7 du Code de l’urbanisme) ou lorsqu’il ne peut statuer en toute impartialité. Or, le fait que son fils exploite une parcelle voisine du projet ne suffit pas à caractériser un intérêt personnel, pas plus que les réserves publiquement exprimées à l’égard du projet ne caractérisent un défaut d’impartialité, dès lors qu’il n’avait pas arrêté sa décision avant la fin de l’instruction.

 

  • La démolition ou la remise en état d’un ouvrage irrégulièrement édifié ne peuvent intervenir qu’en dernier recours

Cass Civ 3 18 juin 2026 n°24-14.342, au Bulletin

 

La démolition ou la remise en état des lieux, qui constituent les mesures les plus radicales, ne peuvent être ordonnées qu’à titre subsidiaire, lorsqu’aucune mesure alternative permettant d’assurer la conformité de l’ouvrage n’est envisageable ou acceptée par le propriétaire.

 

4. Domanialité publique

 

  • Le déclassement n’emporte pas, à lui seul, désaffectation

CE 6 juill. 2026 Mme B n°502005, aux T. du Rec. CE

 

Le déclassement d’une dépendance du domaine public communal n’entraîne pas, à lui seul, sa désaffectation. Il appartient donc au juge de vérifier que le bien a effectivement cessé d’être affecté à l’usage direct du public avant d’apprécier la légalité de la décision de déclassement.

 

  • L’exigence d’une continuité temporelle et spatiale pour le remplacement d’un signe religieux antérieur

CAA Marseille 26 juin 2026 Cne de Quasquara n°25MA03453

 

L’installation d’un nouveau signe religieux sur un terrain communal ne peut être regardée comme le remplacement d’un ouvrage antérieur qu’à la condition qu’une continuité temporelle et spatiale suffisante existe entre les deux. Cette continuité fait défaut lorsque plus de trente ans séparent la disparition de l’ancien signe de l’édification du nouveau et que celui-ci est implanté à un emplacement différent.

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Régulation des réseaux sociaux

👧 Un Eurobaromètre de la Commission européenne révèle une forte inquiétude des citoyens face aux risques encourus par les enfants en ligne, accompagné de recommandations pour mieux les protéger. (13 juillet 2026)

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📱 La Commission européenne a conclu à titre préliminaire que la conception addictive d’Instagram et de Facebook enfreint le règlement sur les services numériques (DSA). (10 juillet 2026)

Source

 

💻 Le Parlement européen appelle à renforcer l’application des règles européennes encadrant les réseaux sociaux et les plateformes en ligne afin de mieux protéger les utilisateurs et de garantir un environnement numérique sûr. (14 juillet 2026)

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Transposition de la directive NIS2 

⚖️ La Commission européenne a décidé de saisir la CJUE contre la France, l’Espagne, l’Irlande et les Pays-Bas pour défaut de transposition de la directive NIS2, et demande à la Cour d’imposer des sanctions financières à ces États.

(9 juillet 2026)

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Contrôle des salariés et données personnelles

📋 La CNIL a publié une fiche pratique rappelant les trois conditions cumulatives de licéité d’un dispositif de contrôle de l’activité des personnes employées : proportionnalité, consultation des instances représentatives du personnel et information préalable des salariés.

(9 juillet 2026)

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Responsabilité des plateformes pour les contenus de créateurs partenaires

▶️ La CJUE juge que Google peut être tenue responsable de vidéos publiées sur YouTube par un créateur lié par un partenariat commercial, dès lors que ce partenariat lui confère une connaissance concrète des contenus concernés.

(16 juillet 2026)

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IA : nouvelles règles chinoises sur les services anthropomorphiques

🇨🇳 L’administration chinoise du cyberespace met en application un nouveau cadre réglementaire pour les services d’IA simulant des interactions humaines, imposant notamment la transparence sur la nature artificielle du service et des mesures contre la dépendance psychologique et l’influence émotionnelle.

(15 juillet 2026 – date d’entrée en vigueur)

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Cyber Resilience Act : préparation des PME européennes

🏢 L’ENISA publie un modèle d’évaluation de la maturité cyber destiné à aider les PME à se préparer au Cyber Resilience Act, alors qu’une enquête souligne un écart persistant entre la connaissance du règlement et la capacité concrète des entreprises à mettre en œuvre ses exigences. (13 juillet 2026)

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DMA : nouvelles obligations pour Google

⚠️ La Commission européenne impose à Google, au titre du DMA, des mesures visant à garantir un accès équitable aux fonctionnalités Android pour les services d’IA concurrents et à permettre aux moteurs de recherche tiers d’accéder à des données de recherche que seule Google Search peut collecter à grande échelle. (16 juillet 2026)

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