J&A (Virginie Belle & Antoine Lamy) accompagne Addworking dans cette opération

AddWorking lève 1,2 million d’euros pour accélérer sa croissance

Un an après sa première levée de fonds de 600.000 euros, la start-up AddWorking qui simplifie la gestion des ressources externes des entreprises annonce un deuxième tour de table de 1,2 million d’euros.

AddWorking réalise ainsi sa deuxième levée de fonds auprès de son actionnaire historique Edenred Capital Partners, fonds de Corporate Venture d’Edenred, leader mondial des solutions de paiements dans le monde du travail, géré par Philippe Dufour (fondateur de PrePay Solutions), de Patrice Thiry fondateur de ProwebCE, du club d’entrepreneurs investisseurs Seed4Soft représenté par Gilles Rigal (par ailleurs Associé chez Apax Partners) et de Holnest Club, le club de business angels du family office de Jean-Michel Aulas, représenté par Patrick Bertrand ancien DG de Cegid.

Sencrop boucle un deuxième tour à plus de 9 M€

La start-up lilloise Sencrop a de quoi être satisfaite de son lancement. Elle a déjà installé plus de 4 000 de ses stations agrométéorologiques dans une dizaine de pays en Europe, depuis sa création en 2016. Une performance sur laquelle elle s’est appuyée pour monter un deuxième tour de table de plus de 9 M€, deux ans tout pile après avoir récolté 1,4 M€ auprès de business angels, d’Emertec Gestion et de Breega Capital. 

Ces deux financiers réinvestissent d’ailleurs pour l’occasion, aux côtés de plusieurs nouveaux entrants tels que Bpifrance (via le fonds Ecotechnologies), NCI Waterstart, Nord Capital Partenaires et The Yield Lab – un fonds américain spécialisé dans l’AgTech qui signe là son premier investissement dans nos frontières. Les co-fondateurs Martin Ducroquet et Michael Bruniaux restent majoritaires au capital.

 

Passée de 6 à 30 salariés en deux ans, Sencrop prévoit de recruter 20 personnes d’ici à la fin de l’année. La jeune pousse ne dévoile pas son chiffre d’affaires à ce stade, mais il dépasserait largement le million d’euros après une croissance supérieure à 100 % en 2018. Les développements technologiques ne seront évidemment pas en reste, alors que Sencrop a lancé à la toute fin de l’année dernière sa solution de contrôle de l’humectation des feuilles – un facteur capital dans la lutte des viticulteurs contre le mildiou ou encore celle des producteurs de pommes contre la tavelure.

 

Conseil juridique de Sencrop : Joffe & Associes (Thomas Saltiel & Charlotte Viandaz)

Prodways acquiert Surdifuse – l’Embout Français

Prodways Group, filiale impression 3D de Groupe Gorgé, a finalisé l’acquisition de 100% du capital de Surdifuse et l’Embout Français et devient le leader français des embouts auriculaires sur-mesure pour audioprothèses. Né du rapprochement des laboratoires Surdifuse et l’Embout Français en 2017, Surdifuse – L’Embout Français est un acteur majeur de la fabrication d’embouts auriculaires sur-mesure dont 50% de la production est réalisée en impression 3D. Comptant près de 40 collaborateurs répartis sur deux sites à Paris et Lyon, Surdifuse – L’Embout Français dispose d’un savoir-faire reconnu. 

La transaction sera réglée intégralement en numéraire. En 2019, cette acquisition devrait générer un chiffre d’affaires supérieur à 3 millions d’euros et contribuer positivement au résultat du pôle Impression 3D.

 

Conseil juridique de Prodways Group : Joffe & Associes (Christophe Joffe & Camille Malbezin)

Deux fonds confient 2 M€ à Touch & Sell

A l’origine d’une solution SaaS de présentation commerciale permettant aux commerciaux d’être plus efficaces en rendez-vous, le jeune éditeur Touch & Sell a vu le jour en 2012 au sein de l’agence The App Lab. 

Il compte déjà une centaine de clients professionnels, dont Colgate, Bouygues Immobilier, Team Media, Petit Futé ou encore Groupe Bel, et équipe ainsi plus de 7000 commerciaux.

 

C’est pour continuer sur cette lancée que Touch & Sell vient de finaliser une première levée de 2 M€ en s’ouvrant à Evolem Start et Alliance Entreprendre. De quoi renforcer son équipe commerciale et préparer son expansion à l’international, d’ici à 2020.

 

Les applications développées par Touch & Sell permettent notamment de centraliser l’ensemble des documents nécessaires aux commerciaux, de les partager ou de les rendre accessibles hors ligne. Cela en collaboration avec les services marketing des clients, qui peuvent mettre à jour automatiquement les contenus. Le tout est enrichi par de nombreuses statistiques d’usage qui permettre un suivi précis de la prospection commerciale.

 

 

Conseil juridique de Touch & Sell : Joffe & Associes (Thomas Saltiel & Camille Malbezin)

L’américain RingCentral rachète Dimelo

Dimelo s’est lancé en 2006 pour accompagner la transition numérique des entreprises, notamment dans la gestion de leur relation-clients. 

Aujourd’hui, la start-up franchit une nouvelle étape en annonçant la signature d’un accord définitif d’acquisition au profit de l’américain RingCentral. Inscrit à la Bourse de New-York où il affiche une capitalisation de plus de 6 Md$, ce fournisseur de solutions de communication dans le cloud pense finaliser l’opération d’ici à la fin de l’année.

 

Il précise que ce rapprochement n’aura aucun impact financier sur ses résultats annuels (il a publié des revenus légèrement supérieurs à 500 M$ l’an passé). A ce stade, il préfère cependant ne pas divulguer le montant de l’opération ou le niveau de chiffre d’affaires de son emplette.

 

A l’heure qu’il est, Dimelo a déployé sa plateforme dans 65 pays, auprès d’une centaine de grands comptes du calibre d’Allianz, d’Axa, de BNP Paribas, d’Engie ou encore d’Orange et de Telenor. En 2008, il avait notamment levé 2 M€ auprès d’Innovacom, lequel considère aujourd’hui réaliser une bonne sortie (même s’il ne la commente pas outre mesure).

 

Conseil juridique de Dimelo : Joffe & Associes (Thomas Saltiel)

Groupe Treuil bâtit son avenir avec Legoupil Industrie

Le spécialiste normand de la construction traditionnelle Groupe Treuil passe à l’achat.

Cherchant à constituer un acteur majeur du bâtiment professionnel, il vient de racheter l’intégralité du capital de Legoupil Industrie, un constructeur de bâtiments industriels démontables. Ce dernier était détenu depuis 2014 par un pool de financiers composé de Capitem Partenaires (chef de file), Bpifrance, Picardie Investissement, Ouest Croissance et Sodero Gestion.

Pour financer cette opération, Groupe Treuil a bâti un LBO en confiant une place de minoritaire à Normandie Participations. Initialement spécialisé dans la menuiserie et la charpente, l’industriel profite donc de cette acquisition pour renforcer son offre de bâtiments tertiaires, qu’il a lancée en 2000 avec la création de sa filiale TCI. Le périmètre racheté, qui représente quelque 30 M€ de chiffre d’affaires annuel pour 4 M€ d’Ebit, représente ainsi un véritable changement de dimension. Groupe Treuil affichait jusqu’alors des revenus de l’ordre de 65 M€, notamment générés grâce à son activité dans l’hôtellerie de luxe. Il a par exemple travaillé pour l’Intercontinental, Hyatt ou bien encore Sofitel.

 

Conseil juridique du Groupe Treuil : Joffe & Associés (Romain Soiron et Aymeric Dégremont)

A Plus Finance mise sur Libon, un spin-off d’Orange

L’application mobile d’appels de numéros étrangers Libon a été créée au sein d’Orange, avant d’être reprise par Julien Hodara, son inventeur et ex-salarié de l’opérateur télécom.

Il a donc ouvert son capital de sa PME à A Plus Finance et à des investisseurs privés contre, lors d’un tour de table de 1,8 M€. Libon prévoit ainsi de recruter une équipe d’une dizaine de collaborateurs d’ici la fin de l’année et d’atteindre le point mort dans douze à dix-huit mois.

Elle compte aujourd’hui plus de 100 000 utilisateurs payants pour son service permettant de passer des appels vers plus de 130 pays.

 

Conseil juridique des investisseurs : Joffe & Associés (Thomas Saltiel, Océane Christmann)

La fintech Lemon Way s’ouvre à Breega Capital et SpeedInvest pour son premier tour de « growth »

Napoléon Bonaparte disait qu’il est de la sagesse de faire ce que le destin ordonne. Le président de la fintech Lemon Way, Damien Guermonprez, semble aussi de cet avis. Le destin de l’établissement de paiement pan-européen est de faire l’objet d’un adossement industriel, au vu de l’ébullition qui agite son secteur (iZettle racheté 2,2 Md$ par PayPal, et Six 2,3 Md€ par Worldline).

C’est dans cette optique que les dirigeants ont confié un mandat à Rothschild Tech, il y a plus de 18 mois.

Fin 2016, une grande banque française aurait même remis une offre. Mais celle-ci a été écartée au motif qu’elle ne reflétait pas la valorisation intrinsèque de Lemon Way, aux yeux des dirigeants. Revendiquant une croissance de 55 % en 2017, Lemon Way s’est donc décidée à appuyer sur l’accélérateur avec l’ambition de s’imposer comme l’acteur de référence pour la collecte pour compte de tiers en Allemagne et au Royaume-Uni, en plus de la France, de l’Espagne et de l’Italie.

Pour satisfaire cet objectif, elle vient de réunir 10 M€ auprès de Breega Capital et de l’autrichien SpeedInvest, qui sont donc les premiers financiers à entrer à son capital depuis sa création en 2007.

Ils prendraient ici chacun un peu plus de 10 % des titres selon Les Echos, sachant que l’opération doit encore être validée par l’ACPR. Une IPO avait un temps été envisagée, mais fut rapidement jugée trop coûteuse par les dirigeants.

L’an passé, Lemon Way  a réalisé 11 M€ de chiffre d’affaires, en traitant 1,4 Md€ de flux pour plus de 1 400 places de marché en Europe (et 200 plateformes de crowdfunding comme Lendix ou Wiseed…).

Cette année, elle ambitionne d’atteindre 2,6 Md€ de flux, notamment grâce à de nouvelles signatures comme SoLocal, CNP Assurances, la Fédération Française de Football et la Fédération Française de Natation. L’exercice 2017 a aussi été marqué par un résultat net positif de 0,2 M€, contre une perte nette de 0,7 M€ enregistrée un an plus tôt.

 

Conseil juridique de Breega Capital et SpeedInvest (investisseurs financiers) : Joffe & Associes (Thomas Saltiel, Camille Malbezin et Charlotte Viandaz)

Coriolis Composites s’allie à deux nouveaux financiers

La PME bretonne Coriolis Composites veut surfer sur l’utilisation croissante de panneaux en matériaux composites dans l’aéronautique, l’automobile et les énergies renouvelables.
Concevant des équipements et des logiciels utilisés dans la fabrication de telles structures, elle convie ACE Management (qui lui avait déjà livré des OC dans le passé) et Bpifrance – lesquels misent ensemble 15 M€ dans le cadre d’un OBO.
Leur arrivée entraîne la sortie de personnes physiques et le retrait partiel de Société Financière Lorient Développement.
La fondatrice et son mari demeurent « actionnaires de référence ». Pour 2015, Coriolis Composites table sur 20 M€ de chiffre d’affaires, dont 80 % à l’étranger. Et elle ne compte pas s’en tenir là. « Le recours aux matériaux composites dans les avions et les voitures permet de limiter la consommation en carburant, selon
Pierre Morisseau, chez ACE Management. Ces structures sont, par exemple, utilisées dans les dernières générations d’Airbus 350 et de Boeing 787. Mais aussi par des constructeurs automobiles haut de gamme tels que BMW. »
Des applications dans les pales d’hydroliennes constituent aussi des débouchés de développement.

 

Conseil juridique (investisseurs): Christophe Joffe, Virginie Belle