JOFFE & ASSOCIÉS CONSEILLE HYGIE31 DANS LE CADRE DE L’ACQUISITION DE CAP VITAL SANTÉ

Joffe & Associés a conseillé Hygie31, leader sur le marché pharmaceutique, dans le cadre de l’acquisition de Cap Vital Santé, acteur de référence du secteur du maintien à domicile et du matériel médical. Cette opération marque une nouvelle étape dans le développement du groupe, qui créera la nouvelle filiale Hygie Medical.

 

Les discussions engagées avec Platina Partners, actionnaire majoritaire de Cap Vital Santé, ont abouti à l’acquisition de la totalité des titres de la société.

 

Créé en 2021 et présidé par Hervé Jouves, Hygie31 regroupe aujourd’hui 14 filiales et 550 collaborateurs pour un volume d’affaires de 5 Md€. Organisé autour de l’animation des enseignes françaises, de l’accompagnement des groupements régionaux de pharmacies et du e-commerce B2B et B2C, le groupe est également présent en Espagne et en Italie, et vise un volume d’affaires de 6 Md€ d’ici fin 2026.

 

Avec l’intégration de Cap Vital Santé et ses 230 points de vente générant 150 M€ de volume d’affaires, Hygie31 renforce son maillage territorial et consolide son positionnement de leader sur le marché du « mieux-vivre » et de la santé de proximité.

 

Dans le cadre de cette opération, l’équipe de Joffe & Associés était composée de Christophe Joffe et Camille Malbezin, associés, et Alexia Guyot, avocate.

J&Actu Tech & Data

[J&Actu Tech & Data]

Retrouvez la veille Tech & Data : le nouveau rendez-vous hebdomadaire lancé par Joffe & Associés !

 

⚖️ Suivi des directives européennes

1. Le Conseil de l’Union européenne a adopté la directive issue du premier paquet « omnibus », révisant les directives CSRD (reporting de durabilité) et CS3D (devoir de vigilance). (24 février 2026) (Source)

2. Malgré la pression européenne, la transposition de la directive NIS2 en France est toujours retardée par des blocages politiques, techniques et des débats sur le chiffrement. (24 février 2026) (Source)

 

🤖 Montée en puissance du contrôle des usages de l’IA

3. Plus de 60 autorités de protection des données ont adopté une déclaration commune sur les images générées par l’IA et les enjeux de vie privée. (23 février 2026) (Source)

4. L’autorité irlandaise a ouvert une enquête européenne visant X, le réseau social d’Elon Musk, concernant la diffusion de deepfakes sexuels générés par son IA Grok. (17 février 2026) (Source)

 

🔐 Précisions du cadre européen en matière de données à caractère personnel

5. Le CEPD a publié un rapport de synthèse sur l’anonymisation et la pseudonymisation, suite à l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne du 4 septembre 2025 (affaire C-413/23 P EDPS c. SRB). (18 février 2026) (Source)

6. Le CEPD a publié un rapport issu de son action coordonnée sur le droit à l’effacement qui vise à vérifier l’exercice de ce droit ainsi qu’à évaluer la façon dont les responsables de traitement s’y conforment. (18 février 2026) (Source)

 

🔎 Intensification des contrôles et enquêtes

7. La CNIL a conduit des contrôles en 2025 pour vérifier la mise en œuvre du droit à l’effacement dans le cadre d’une action coordonnée européenne, représentant près de 37 % des plaintes reçues par la CNIL. (18 février 2026) (Source)

8. La Commission européenne a ouvert une enquête contre Shein sur le fondement du Digital Services Act (DSA). (17 février 2026) (Source)

J&A accompagne HPLE dans le cadre de la cession d’Aquavigie à Cadis

Joffe & Associés est intervenu en qualité de conseil de la société HPLE, lors de la cession d’Aquavigie, fournisseur d’équipements de détection de fuites d’eau, à Cadis, société belge poursuivant son expansion sur le marché français.

 

Aquavigie, acteur de référence depuis deux décennies, propose des solutions (capteurs et systèmes connectés) pour détecter rapidement les fuites d’eau et prévenir les dégâts dans les bâtiments et autres infrastructures.

 

L’acquisition d’Aquavigie, jusqu’alors acteur indépendant basé en région parisienne, permet à Cadis d’étendre sa présence sur le marché français.

 

L’intégration des activités Aquavigie sous l’identité Cadis consolide ainsi l’expertise de la société et renforce également sa position sur le marché européen, en poursuivant sa stratégie de développement sur plusieurs marchés clés tels que les centres de données, la santé, le secteur financier et l’industrie pharmaceutique.

 

Joffe & Associés a conseillé HPLE sur l’ensemble des aspects juridiques de la transaction avec Aymeric Dégremont (associé, corporate M&A).

JOFFE & ASSOCIÉS CONSEILLE LE GROUPE UBEES DANS LE CADRE DE SA LEVÉE DE FONDS DE SÉRIE A DE 8M €

Joffe & Associés a conseillé le groupe Ubees, start-up à impact spécialisée dans la pollinisation agricole via des ruches connectées, lors de sa première levée de fonds en equity d’un montant de 8 millions d’euros.

 

Cette Série A est codirigée par les fonds Starquest et Capagro, avec la participation de Newtree Impact, et valorise Ubees entre 30 et 40 millions d’euros. Elle marque une étape clé pour structurer les équipes et accélérer le développement international du groupe.

 

Fondée en 2017 en Floride par Arnaud Lacourt, Ubees a transféré son siège à Paris en 2025 pour se rapprocher de ses investisseurs européens et clients. La société opère dans plus de 15 pays sur cinq continents, avec près de 15 000 ruches installées, et collabore avec des géants comme Nespresso, Nestlé et Guerlain.

 

Cette opération va permettre à Ubees d’accélérer son déploiement international, notamment en Europe, en Afrique et en Amérique du Sud, et de tripler son parc de ruches, qui compte déjà près de 15 000 unités installées.

 

Dans le cadre de cette opération, l’équipe de Joffe & Associés était composée de Virginie Belle et Christophe Joffe, associés, Antoine Lamy et Rémi Rodriguez, avocats.

Newsletter IT-DATA Février 2026

Violation de données : La CNIL impose une sanction de 42 millions d’euros à l’encontre des sociétés Free Mobile et Free (13 janvier 2026)

 

En octobre 2024, une attaque a compromis le système d’information des sociétés Free Mobile et Free, exposant les données à caractère personnel de 24 millions d’abonnés, dont des IBAN pour les clients communs. Suite à plus de 2 500 plaintes, la CNIL a constaté des manquements au RGPD, imputables à chacune des sociétés pour le traitement des données à caractère personnel de leurs abonnés.

 

Tout d’abord, la CNIL a relevé que Free Mobile et Free n’avaient pas mis en place des mesures de sécurité suffisantes conformément à l’article 32 du RGPD, notamment pour l’authentification VPN et la détection d’activités anormales, exposant les données des abonnés. Les sociétés ont été enjointes à finaliser leurs renforcements de sécurité sous trois mois.

 

La CNIL a également relevé que Free Mobile et Free avaient informé les abonnés par la violation par courriel et via un numéro vert / dispositif interne, mais que le courriel ne contenait pas toutes les informations requises par l’article 34 RGPD, ne permettant pas aux personnes concernées de comprendre pleinement les conséquences de la violation, ni les mesures de protection à prendre.

 

Enfin, la CNIL a constaté que Free Mobile conservait des millions de données à caractère personnel d’anciens abonnés sans justification, au-delà de la durée nécessaire à des fins comptables. La société a commencé à trier et supprimer les données excédentaires et a été enjointe de finaliser cette opération sous six mois.

 

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Le rapport « Influence et réseaux sociaux » a été remis au gouvernement (13 janvier 2026)

 

Deux ans et demi après la promulgation de la loi n°2023-451 du 9 juin 2023 encadrant l’influence commerciale, un rapport parlementaire présenté le 13 janvier 2026 dresse un bilan globalement positif du dispositif existant. La loi a produit un effet pédagogique réel, renforçant la transparence des communications commerciales et la confiance dans l’économie numérique, tout en luttant plus efficacement contre les pratiques trompeuses.

 

Le rapport souligne toutefois la persistance de nouvelles dérives, liées à l’évolution rapide des usages et des technologies. Les lives monétisés, en particulier sur certaines plateformes comme TikTok, sont identifiés comme un point de vigilance majeur, notamment en raison des mécanismes financiers intégrés, des risques de pratiques commerciales agressives et de l’exposition accrue des mineurs.

 

Pour y répondre, les parlementaires formulent 78 recommandations, dont plusieurs mesures clés :

 

      • la création d’un enregistrement obligatoire des agents d’influenceurs, afin de professionnaliser le secteur, ce qui impliquera la vérification des antécédents judiciaires ;
      • le renforcement de l’encadrement des formations en ligne promues par des influenceurs, avec l’instauration d’un régime d’autorisation préalable ;
      • un renforcement des obligations pesant sur les plateformes, notamment en matière de protection des utilisateurs, de transparence des flux financiers et de limitation de l’accès des mineurs à certains contenus ;
      • un encadrement accru des promotions sensibles (alcool, santé, jeux, contenus pour adultes), y compris lorsque celles-ci reposent sur des outils reposant sur de l’IA générative.

 

Le rapport souligne l’insuffisance des moyens opérationnels des autorités de contrôle, notamment la DGCCRF, l’ARCOM et l’AMF, confrontées à la masse considérable de contenus diffusés quotidiennement sur les plateformes. Il préconise un renforcement des capacités de veille et de détection automatisée, une meilleure coordination et mutualisation des informations entre acteurs publics, ainsi que la création d’un portail-guichet unique de signalement des « désordres numériques », rattaché aux services du Premier ministre, afin de structurer et centraliser la réponse publique.

 

Ces travaux devraient nourrir le dépôt prochain d’un projet de « loi influenceurs 2 », destiné à adapter le cadre juridique aux évolutions technologiques et aux nouveaux modèles économiques de l’influence.

 

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Airbnb n’a pas la qualité d’hébergeur et peut être jugée responsable des annonces illicites  (7 janvier 2026)

 

Par deux arrêts rendus le 7 janvier 2026, la Cour de cassation s’est prononcée sur la responsabilité de la plateforme Airbnb en cas de sous-locations réalisées sans l’autorisation du bailleur.

 

Dans la première affaire, une locataire d’un logement social avait sous-loué son appartement, situé dans une zone touristique, sans l’accord de son bailleur. Dans la seconde, une locataire d’un logement parisien avait également procédé à des sous-locations de courte durée, sans autorisation écrite de la propriétaire, en violation de l’article 8 de la loi du 6 juillet 1989. Dans les deux cas, les bailleurs ont sollicité la restitution des loyers perçus et recherché la responsabilité d’Airbnb.

 

Les juridictions du fond ont adopté des analyses divergentes. Dans une première affaire, la Cour d’appel a reconnu à Airbnb la qualité d’hébergeur au sens de la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN), excluant ainsi toute responsabilité de la plateforme. Dans la seconde, la Cour d’appel a, au contraire, considéré qu’Airbnb jouait un rôle dépassant celui d’un simple intermédiaire technique et pouvait, à ce titre, être condamnée.

 

La Cour de cassation rappelle que le bénéfice du régime d’exonération de responsabilité prévu par la LCEN est strictement réservé aux opérateurs adoptant un rôle neutre, purement technique et passif dans le stockage et la mise à disposition des contenus fournis par les utilisateurs. Un tel statut suppose l’absence de connaissance et de contrôle sur les offres diffusées.

 

Or, la Cour de cassation relève qu’Airbnb organise et encadre de manière active le fonctionnement de sa plateforme. En effet, elle impose des règles aux utilisateurs, intervient dans le processus de publication et de transaction, et met en avant certaines offres ou certains hôtes. Ces éléments traduisent une immixtion dans la relation entre les hôtes et les voyageurs et confèrent à la plateforme une capacité d’influence incompatible avec la neutralité requise d’un hébergeur.

 

En conséquence, la Cour de cassation exclut la qualification d’hébergeur pour Airbnb et juge que la plateforme ne peut donc pas bénéficier de l’exonération de responsabilité prévue à ce titre. Airbnb peut donc voir sa responsabilité engagée en cas de sous-location illicite.

 

 

La Commission européenne prépare le Digital Fairness Act

 

La Commission européenne prépare le Digital Fairness Act (DFA), une future initiative législative destinée à compléter le Digital Services Act (DSA) et le Digital Markets Act (DMA) en renforçant la protection des consommateurs dans l’environnement numérique.

 

Le DFA s’inscrit dans le prolongement du « Fitness Check » lancé en 2022 et publié en octobre 2024, qui a évalué l’efficacité de trois directives clés (UCPD, CRD et UCTD). Cette analyse conclut que, bien que ces textes restent pertinents, ils ne permettent que partiellement d’atteindre leurs objectifs face aux pratiques numériques contemporaines. Les consommateurs sont en effet aujourd’hui exposés à des interfaces trompeuses ou addictives, à des formes de personnalisation exploitant leurs vulnérabilités, à des difficultés de résiliation d’abonnements numériques, ainsi qu’à des clauses contractuelles déséquilibrées. Le préjudice financier annuel est estimé à au moins 7,9 milliards d’euros pour les consommateurs de l’Union Européenne, sans tenir compte des atteintes psychologiques (lien).

 

Dans ce contexte, le DFA visera à lutter contre les dark patterns, la conception addictive des produits numériques, le marketing trompeur des influenceurs, le profilage en ligne abusif et certaines pratiques liées aux abonnements. Une attention particulière sera accordée à la protection des mineurs et des consommateurs vulnérables. Le texte cherchera également à renforcer la sécurité juridique et à limiter les risques de fragmentation réglementaire, alors que plusieurs États membres envisagent des initiatives nationales.

 

Le texte fera l’objet d’une proposition officielle au Parlement et au Conseil au troisième trimestre 2026, après laquelle sa forme juridique (règlement autonome ou directive ciblée) sera précisée.

 

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