J&Actu Tech & Data

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La veille hebdo à ne pas manquer !

 

Sécurité des données et cybersécurité

🔐 La CNIL publie une fiche pratique rappelant les principales mesures de cybersécurité et les bonnes pratiques RGPD permettant de réduire les risques de violation de données au sein des entreprises. (19 juin 2026)

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🛡️ L’ANSSI publie un nouveau référentiel de formation intitulé « Pilotage de la remédiation », destiné à renforcer les compétences en gestion des incidents de cybersécurité et à servir de référence pour les formations éligibles au label SecNumedu-FC. (17 juin 2026)

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⚠️ La CNIL alerte sur des courriels frauduleux adressés à des victimes de violations de données personnelles, dans lesquels des organismes se présentant faussement comme des associations de protection des données prétendent pouvoir faire supprimer leurs informations diffusées en ligne. (24 juin 2026)

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Élections professionnelles

🗳️ La CNIL précise les modalités de transmission obligatoire des rapports d’expertise indépendante portant sur les systèmes de vote électronique utilisés lors des élections professionnelles dans la fonction publique.(23 juin 2026)

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Intelligence artificielle et éducation

🤖 Le Conseil de l’IA et du numérique publie un rapport intitulé « Sortir de la clandestinité », appelant à une intégration maîtrisée de l’IA dans l’enseignement primaire et secondaire selon une approche duale « avec IA / sans IA », et formulant onze recommandations opérationnelles portant notamment sur la formation des enseignants, la protection des élèves, et la labellisation des outils. (24 juin 2026)

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RGPD et droit à réparation

⚖️La Cour de cassation juge, en application de la jurisprudence de la CJUE, que la seule violation du RGPD ne suffit pas à ouvrir droit à réparation et que la personne qui s’en prévaut doit démontrer l’existence d’un dommage matériel ou moral résultant de cette violation. (24 juin 2026)

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Limitation de la durée de l’arrêt de travail à compter du 1er septembre 2026

Désormais, le décret du 12 juin 2026 crée l’article R.162-1-7-1 au code de la sécurité sociale, lequel limite la durée des arrêts de travail et des prolongations prescrits à compter du 1er septembre 2026 :

 

  • la durée d’un arrêt de travail ne pourra plus dépasser 31 jours (pour la première prescription) ;
  • chaque prolongation ne pourra pas dépasser 62 jours, sauf si le professionnel de santé estime que l’état de santé du salarié le nécessite.

 

Ces plafonds ne s’appliquent pas à Mayotte.

 

Les professionnels de santé prescripteurs concernés sont les médecins, les sage-femmes et les chirurgiens-dentistes.

 

En outre, en cas de prolongation, l’indemnisation sera maintenue uniquement en cas de prolongation par le médecin prescripteur de l’arrêt initial.

 

La prolongation de l’arrêt sera également possible via un acte de télémédecine (téléconsultation, télésurveillance…), sous réserve de suivre les strictes prévues à l’alinéa 3 de l’article L6316-1 du code de la santé publique.

Le nouveau congé supplémentaire de naissance entre en vigueur le 1er juillet 2026

La LFSS pour 2026 a instauré nouveau congé indemnisé, accessible à compter du 1er juillet 2026  : le congé supplémentaire de naissance (Articles L1225-46-2 à L1225-46-7 du code du travail).

 

CE QU’IL FAUT RETENIR

 

Entrée en vigueur

 

1er juillet 2026

 

Enfants concernés

 

Nés/adoptés à partir du 1er janvier 2026

 

Durée

 

1 ou 2 mois, fractionnables

 

Délai pour le prendre

 

9 mois après la naissance

 

Délai de prévenance

 

1 mois (réduit à 15 jours en cas de congé pris dans la foulée du congé paternité ou adoption)

 

Indemnisation

 

70 % le 1er mois, 60 % le 2nd mois du salaire plafonné au PMSS 

 

 

  • Qui peut en bénéficier ?

 

Le salarié peut bénéficier d’un congé supplémentaire de naissance s’il a épuisé son droit à congé de maternité, de paternité et d’accueil du jeune enfant ou d’adoption.

 

Toutefois, il existe une dérogation : la condition d’avoir épuisé son droit à congé maternité, d’adoption ou de paternité et d’accueil de l’enfant ne s’applique pas au salarié qui n’a pas exercé tout ou partie de ce droit faute de remplir les conditions pour bénéficier pendant ce congé du versement des indemnités journalières de la sécurité sociale.

 

Sont concernés les enfants nés ou adoptés à partir du 1er janvier 2026, ainsi que les enfants nés avant cette date mais dont la naissance était initialement prévue à partir du 1er janvier 2026.

 

L’employeur ne peut pas refuser le congé quand le salarié remplit toutes les conditions requises ou exiger son report.

 

  • Combien de temps dure ce congé et comment s’organise-t-il ?

 

Le salarié choisit librement la durée de son congé : un mois ou deux mois. Il peut également le fractionner en deux périodes d’un mois non consécutives, plutôt que de le prendre en une seule fois.

 

En cas de décès de l’enfant ou de baisse importante des ressources du foyer, le salarié peut reprendre son activité avant la fin du congé, en avertissant l’employeur au moins 8 jours avant.

 

Le congé est assimilé à une période de travail effectif pour les droits liés à l’ancienneté. Le salarié conserve tous les avantages acquis avant son départ, et retrouve à son retour son précédent emploi (ou un poste similaire, avec une rémunération au moins équivalente). En revanche, il ne peut exercer aucune autre activité professionnelle pendant cette période.

 

  • Quand le prendre ?

 

Le congé doit débuter dans un délai de 9 mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant au foyer.

 

Règle particulière pour la phase de transition : pour les enfants nés ou adoptés entre le 1er janvier et le 31 mai 2026 (ainsi que ceux nés avant le 1er janvier 2026 mais dont la naissance était prévue après), ce délai de 9 mois ne commence à courir qu’à partir du 1er juillet 2026 — soit une échéance au 31 mars 2027.

 

À noter : si les congés de maternité, paternité ou d’adoption ont été allongés (naissance multiple, prématurité, hospitalisation de l’enfant, accord collectif plus favorable…), ce délai de 9 mois est prolongé d’autant.

 

  • Quand informer l’employeur ?

 

Le salarié doit prévenir son employeur par lettre recommandée avec avis de réception (ou remise contre récépissé), en précisant la durée, le fractionnement éventuel et les dates du congé :

 

  • 1 mois avant le début du congé ;
  • 15 jours seulement lorsque le congé supplémentaire suit immédiatement le congé de paternité/accueil/adoption et qu’il débute dans le mois suivant la naissance.

 

En cas de changement d’employeur en cours de droit, le salarié doit informer son nouvel employeur dans un délai d’un mois.

 

Quelle indemnisation ?

 

Le congé est pris en charge par la Sécurité sociale, sous réserve de remplir les conditions d’ouverture de droit aux indemnités de maternité/paternité/adoption et de justifier de 6 mois d’affiliation à la date de début du congé.

 

L’indemnité journalière est calculée comme celle de la maternité et de la paternité, avec un coefficient de :

 

  • 70 % le premier mois ;
  • 60 % le second mois ;

 

étant précisé que le salaire pris en compte est plafonné au niveau du plafond de la Sécurité sociale (4 005 € en 2026) et calculé sur la base des 3 derniers mois de salaire précédant le congé.

 

L’indemnité n’est pas cumulable avec les allocations-chômage ni avec les indemnités journalières versées en cas d’arrêt maladie, d’accident du travail ou de maladie professionnelle, au titre d’un congé de maternité, d’adoption, de paternité et d’accueil de l’enfant, au titre du congé de deuil en cas de décès d’un enfant.

 

Bonne nouvelle pour la retraite : les périodes indemnisées sont prises en compte dans les droits à retraite, à raison d’un trimestre validé pour 58 jours d’indemnisation.

 

  • Quelles démarches pour l’employeur ?

Deux démarches distinctes et complémentaires sont à mener :

 

  1. La déclaration en DSN, selon les mêmes modalités que les autres arrêts de travail, avec le motif d’arrêt spécifique « 20 – Congé supplémentaire de naissance ». Le signalement doit intervenir dans les 5 jours suivant le début de l’arrêt (sauf subrogation), faute de quoi la CNAM/MSA ne pourra déclencher le versement des indemnités.
  2. La transmission d’un formulaire dédié (Congé supplémentaire de naissance), qui ne remplace pas la déclaration en DSN — sauf phase transitoire CNAM, expliquée ci-dessous.

 

Phase de transition CNAM (juillet à septembre 2026) : La CNAM prévoit une simple déclaration des employeurs via un fichier en format Excel qui permettra de préciser les périodes du congé et le dernier jour de travail. Les employeurs sont invités à déposer ce fichier en format PDF dans le Compte employeur accessible depuis le site net-entreprise.

 

À partir de fin septembre 2026, la CNAM exploitera directement les signalements DSN. Le formulaire devra alors être complété en parallèle du signalement et déposé sur le compte entreprise.

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La veille hebdo à ne pas manquer !

 

Encadrement des mineurs en ligne

🧒 Le gouvernement britannique a annoncé une interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans, accompagnée de restrictions renforcées sur certaines fonctionnalités en ligne (comme le live streaming et les contacts avec des inconnus), avec une entrée en vigueur prévue au printemps 2027. (15 juin 2026)

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🔞 La CJUE juge qu’un État membre peut, sous conditions, imposer à des prestataires établis dans un autre État membre une vérification d’âge pour l’accès aux contenus pornographiques. (16 juin 2026)

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📱 Une enquête Eurobaromètre publiée par la Commission européenne confirme l’impact négatif du temps d’écran et des médias sociaux sur la santé des adolescents européens (4,5h/jour en moyenne). (16 juin 2026)

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Intelligence artificielle

🤖 Le Conseil de l’IA et du numérique, dans sa note « Dependance Day ? Fable 5, Mythos 5 : l’Europe face à son point de bascule », tire les leçons de la suspension unilatérale par les États-Unis de l’accès aux modèles Anthropic pour les non-américains et appelle l’Europe à renforcer sa souveraineté numérique sur l’ensemble de la chaîne de valeur. (16 juin 2026)

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🚫 Le Parlement européen adopte, dans le cadre du paquet « Digital Omnibus », des mesures de simplification de l’AI Act ainsi qu’une interdiction des applications de « nudification » et des IA générant des contenus pédopornographiques, le texte devant encore être adopté formellement par le Conseil. (16 juin 2026)

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Souveraineté et stratégie numérique européenne

🇪🇺 La Commission européenne publie son rapport 2026 sur la décennie numérique et souligne des progrès (5G, adoption du cloud/IA, compétences de base) mais également des écarts structurels persistants (fibre, semi-conducteurs, calcul, pénurie ICT) qui appellent les États membres à actualiser leurs feuilles de route avant la révision des objectifs en 2027. (17 juin 2026)

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🤝 L’UE et le Brésil ont conclu un partenariat numérique renforçant leur coopération en matière de gouvernance des données, d’IA et de protection des mineurs, tout en facilitant les transferts de données grâce à des décisions d’adéquation mutuelle. (12 juin 2026)

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RGPD et droit à la preuve

⚖️ La Cour de cassation juge que, dans le cadre du droit à la preuve, la production d’un rapport d’analyse technique reposant sur des données personnelles pseudonymisées et dont les données initiales ont été détruites est admissible, dès lors que l’atteinte au RGPD et aux droits des salariés est strictement limitée et proportionnée, et que la loyauté de la preuve s’apprécie au regard de l’équilibre global du procès et des droits en présence. (17 juin 2026)

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Compétence judiciaire et atteintes aux droits de la personnalité

🎬 La CJUE juge que la victime alléguée d’une atteinte aux droits de la personnalité causée par une série télévisée diffusée dans plusieurs États membres ne peut obtenir réparation de l’intégralité de son préjudice que devant les juridictions du domicile du défendeur ou du lieu d’établissement des producteurs, les juridictions de chaque État de diffusion n’étant compétentes que pour le dommage localisé sur leur territoire. (18 juin 2026)

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La veille hebdo à ne pas manquer !

 

Protection des données personnelles

📧 La CNIL publie un rappel des règles applicables aux communications électroniques adressées aux prospects et clients, distinguant selon la finalité du message entre prospection commerciale, communications transactionnelles et communications relationnelles, chacune relevant d’un régime juridique distinct. (10 juin 2026)

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🚨 Le CEPD adopte un modèle commun de notification des violations de données destiné à harmoniser les processus de notification au titre de l’article 33 du RGPD, actuellement soumis à consultation publique jusqu’au 5 août 2026.

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Cybersécurité

📊 Les autorités européennes de supervision (EBA, EIOPA, et ESMA) publient leur premier rapport sur les incidents majeurs liés aux TIC sous le règlement DORA.

(3 juin 2026)

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⚙️ L’Agence de l’Union européenne pour la cybersécurité (ENISA) publie un référentiel définissant les exigences de compétences techniques requises pour le personnel des organismes d’évaluation de la conformité souhaitant être notifiés dans le cadre du Cyber Resilience Act. (4 juin 2026)

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Protection des mineurs en ligne

📱 Le service de recherche du Parlement européen publie une note analysant le débat mondial sur l’instauration d’un âge minimum d’accès aux réseaux sociaux, soulignant la multiplication des initiatives nationales et européennes en la matière tout en pointant les limites techniques des dispositifs de vérification de l’âge et le risque de fragmentation réglementaire au sein de l’UE. (2 juin 2026)

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Intelligence artificielle

📌 La Commission européenne a publié un code de conduite sur la transparence des contenus générés par l’IA destiné à accompagner les fournisseurs et déployeurs de systèmes d’IA générative dans le respect des obligations d’étiquetage et de marquage prévues par l’IA Act, applicables à compter du 2 août 2026. (10 juin 2026)

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👤 L’État de New York a adopté la loi S8420A imposant aux publicités de signaler clairement l’utilisation d’un « interprète synthétique » (notamment mannequin) généré ou modifié par IA, sous peine d’une amende de 1 000 $ pour une première infraction et de 5 000 $ pour chaque récidive. (9 juin 2026)

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La veille hebdo à ne pas manquer !

 

Encadrement des marchés numériques

🏛️ Le Tribunal de l’Union européenne annule la désignation de Meta comme contrôleur d’accès pour Marketplace au titre du DMA, faute de motivation suffisante de la Commission, mais a confirmé cette désignation pour Messenger. (3 juin 2026)

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Intelligence artificielle : responsabilité et régulation

🤖 L’État de Floride a déposé une plainte contre OpenAI, notamment sur le fondement des pratiques commerciales déloyales et trompeuses et de la responsabilité du fait des produits défectueux, lui reprochant d’avoir dissimulé les risques connus de ChatGPT tout en le commercialisant comme un outil fiable.

(1er juin 2026)

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☁️ La Commission européenne a adopté une proposition de règlement intitulée « Cloud and AI Development Act (CADA) », visant à renforcer les capacités européennes en matière de cloud et de centres de données, à soutenir l’innovation dans le domaine de l’intelligence artificielle et à établir un cadre commun de souveraineté numérique.

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Protection des consommateurs

🛡️ La DGCCRF a infligé à SHEIN plus de 22,5 millions d’euros d’amendes pour plusieurs manquements, notamment le non-respect du droit de rétractation, des informations environnementales obligatoires et des confirmations de commande incomplètes privant les consommateurs d’informations essentielles sur leurs droits. (3 juin 2026)

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Données de santé et recherche

🏥 La loi de simplification de la vie économique, à travers son titre IX réforme le régime des données de santé et renforce le rôle de la CNIL en matière d’innovation et d’IA. (26 mai 2026)

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Diffamation et office du juge

⚖️ La Cour de cassation rappelle que le juge ne peut soulever d’office le contrôle de proportionnalité fondé sur l’article 10 de la CEDH pour écarter la responsabilité civile du prévenu qui n’a lui-même invoqué ni la bonne foi ni une atteinte disproportionnée à sa liberté d’expression. (12 mai 2026)

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Veille juridique – Corporate/ M&A

Loi de simplification de la vie économique : dispositions touchant au Corporate / M&A

 

  • La loi n°2026-403 dite « loi de simplification de la vie économique » est entrée officiellement en vigueur le 28 mai 2026.

 

  1. Simplification du dispositif d’information préalable des salariés

 

  • La nouvelle rédaction des articles L. 141-28 et L. 23-10-07 du Code de commerce supprime le dispositif d’information préalable des salariés, en cas de cession de fonds de commerce ou de plus de 50% du capital social, pour les entreprises de plus de 50 salariés dotées d’un CSE. L’information-consultation du CSE reste néanmoins requise.

 

  • S’agissant des entreprises de moins de 50 salariés, la nouvelle rédaction des articles L. 141-23 et L. 23-10-1 du Code de commerce réduit le délai d’information des salariés, qui passe de 2 mois à 1 mois avant la cession.

 

  • Le montant maximal de l’amende civile prévue à l’article L. 23-10-1 du Code de commerce et encourue par le chef d’entreprise en cas de non-respect du dispositif est abaissé de 2% à 0,5% du montant de la cession.

 

  • Ces nouvelles dispositions ne viendront s’appliquer qu’aux cessions conclues deux mois après la promulgation de la loi, soit à compter du 26 juillet 2026.

 

     2. Refonte des sanctions relatives aux déclarations des bénéficiaires effectifs

 

  • La refonte de l’article L. 574-5 du Code monétaire et financier supprime la peine d’emprisonnement de 6 mois encourue par les dirigeants ne fournissant pas, ou ayant fourni de manière incomplète ou inexacte, les informations relatives au Registre des Bénéficiaires Effectifs.
  • Cependant, la peine d’amende prévue à l’article L. 574-5 du Code monétaire et financier, venant sanctionner les faits précédemment énoncés, a été majorée de 7.500 euros à 200.000 euros.